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Marie-Pierre de Bailliencourt, directrice générale de l’Institut Montaigne.

Marie-Pierre de Bailliencourt, directrice générale de l’Institut Montaigne. institut Montaigne

ENTRETIEN - Think tank habitué à chiffrer les programmes politiques, l’Institut Montaigne a passé au crible les propositions des candidats dans les 12 plus grandes villes. Sa directrice générale alerte sur un «débat escamoté» à l’heure même où la France doit faire des choix majeurs de politique publique.

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LE FIGARO. - Les municipales sont dans une semaine. Quelle vision en avez-vous ?

Marie-Pierre de BAILLIENCOURT. - Cette campagne municipale, que notre analyse concentre sur les 12 plus grandes villes de France, est une campagne décevante. Elle se fait sur les étiquettes et les personnes, pas sur la ville que l’on veut. Facteur aggravant, comme elle se déploie beaucoup sur les réseaux sociaux, bon nombre de propositions spectaculaires sont retirées aussi vite qu’annoncées afin de capter rapidement le bénéfice politique sans trop s’engager, contrairement aux professions de foi imprimées qui restent et rendent le coût du reniement plus élevé. À Bordeaux, par exemple, un candidat mettait en avant sur les réseaux sociaux un projet de «nouvelle passerelle» que nous avions estimé à environ 50 millions d’euros, mais qui a depuis disparu du programme officiel. Elle a été remplacée par un projet beaucoup moins ambitieux. En outre, les programmes sont peu ou mal chiffrés. L’Institut Montaigne chiffre…

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Le Figaro

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Marie-Pierre de Bailliencourt : «La campagne des municipales est une déception, et donc un signal d’alarme pour la présidentielle»

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