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La municipalité de Maricourt « prend un pas de recul » sur son projet de développement du terrain situé au 1060, 3e Rang. Elle propose une nouvelle mouture en deux phases, et plus de concertation avec les citoyens.
En décembre dernier, le conseil municipal a adopté un règlement d'emprunt de 1,5 M$ pour acheter le terrain en question. Le plan était de le subdiviser en environ 35 lots d’un minimum de 40 000 pieds carrés, d’une valeur moyenne de 80 000 $.
La Municipalité s’était rétractée, mais revient ce soir avec une nouvelle mouture du projet en deux phases, qui sera présentée lors d’une assemblée publique.
Deux phases
Pour la première phase, le terrain serait divisé en 14 lots : celui qui compte la maison déjà construite, la terre agricole adjacente, ainsi que 11 nouveaux lots, aux abords des 1er et 3e Rang.

La première phase du projet prévoit 11 nouveaux lots aux abords des 1er et 3e Rangs. La portion hachurée représente la zone qui sera développée dans la deuxième phase.
Photo : Gracieuseté de la Municipalité de Maricourt
Dans une deuxième phase ultérieure, une voie d'accès serait construite pour ajouter une vingtaine de lots entre les 1er et 3e Rang, dans la zone hachurée sur la carte ci-dessus.
Faut venir définir la grosseur des terrains, le nombre de terrains, la largeur de la rue. On va vouloir vraiment venir définir l’ensemble du projet avec les citoyens, pour avoir une acceptabilité sociale qui fait du sens, souligne le directeur général, Francis Larivière.

Francis Larivière est directeur général de Maricourt.
Photo : Radio-Canada / Laurence Frappier
Lors de la première mouture du projet, c’est principalement un manque de transparence qui avait été reproché au conseil. On se reprend, on ne jette pas les gants, assure le maire, Jean-Luc Beauchemin.
L’objectif derrière ce projet, c’était et c’est toujours de générer une source de revenus pour la municipalité.
À titre de citoyen, c’est oui tout de suite. Parce qu’on fait un bénéfice, on contrôle notre destinée nous autres même.

Jean-Luc Beauchemin est le maire de Maricourt.
Photo : Radio-Canada / Laurence Frappier
Pour acheter le terrain et concrétiser la première phase, la municipalité souhaite autoriser un emprunt de 1 250 000 $.
L’emprunt va se faire rembourser, on le souhaite, très très rapidement, vu qu’on a déjà des demandes, croit Francis Larivière, assurant qu’il a déjà reçu quand même pas mal de téléphones, particulièrement pour la terre agricole et la maison déjà construite.
Inquiétudes des citoyens
Des citoyens rencontrés préalablement à l’assemblée publique avaient toujours des inquiétudes quant à la faisabilité du projet.
Est-ce que c’est, premièrement, faisable? Est-ce que le ministère de l’Environnement va donner le ok?, questionne Louise La Branche. Deuxièmement, ils s’imaginent que ça va se vendre en criant lapin. Ça ne se vendra pas en criant lapin! On n’a pas de dépanneur, on n’a même pas de bureau de poste. […] Les gens vont-ils partir de Montréal ou de n’importe où pour aller s’installer sur une propriété dans une municipalité qui n’a pas de service?
Ils soulignent toutefois la démarche de la municipalité.
Ça semble être un peu plus adouci que le premier projet qui parlait de 35 terrains avec la construction d’une rue, tout ça, soutient Léo Dandurand.


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