MaPrimeRénov' a changé de cap en 2026. Aides recentrées sur les rénovations d’ampleur, baisse des subventions, fin de certains bonus et montée en puissance des CEE. Des restrictions supplémentaires sont déjà prévues pour 2027, notamment pour les logements classés F et G.
Le guichet MaPrimrenov' va rouvrir dans les prochains jours, dès la promulgation du budget 2026. Un soulagement pour les 83.000 ménages inscrits en 2025 sur la liste d’attente, qui attendent avec impatience les travaux de rénovation énergétique prévus dans leurs logements.
Si l’aide est suspendue depuis le premier janvier 2026 faute d’adoption d’un budget dans les temps impartis, elle l’avait déjà été entre juin et septembre 2025, notamment à cause de des fraudes.
MaPrimeRénov' évolue en profondeur. Le dispositif privilégie désormais les rénovations globales, jugées plus efficaces pour réduire durablement la consommation d'énergie. Deux plafonds de dépenses sont retenus, 30.000 euros pour un gain de deux classes énergétiques et 40.000 euros pour trois classes ou plus.
Le montant de l'aide dépend uniquement des revenus du foyer. Les ménages aux revenus intermédiaires peuvent bénéficier d'un taux de 45 %, tandis que les foyers les plus aisés sont limités à 10 %, sans prise en compte des performances énergétiques finales.
Des aides supprimées ou réduites
Le décret publié en septembre 2025 acte plusieurs changements majeurs. Le bonus "sortie de passoire" disparaît. Les travaux isolés voient leurs aides diminuer, et certains gestes ne sont plus subventionnés, comme l'isolation des murs ou le remplacement des chaudières biomasse.
Cette inflexion s'explique aussi par des contraintes budgétaires. Le projet de loi de finances 2026 prévoit près de 1,92 milliard d’euros pour le programme "urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat", contre 2,67 milliards en 2025. Les crédits de paiement à l'Anah pourraient ainsi baisser d'environ 500 millions d’euros.
Les CEE pour compenser la baisse des financements
Pour contrebalancer cette diminution, l'État mise sur les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE). Selon le ministre délégué à la Transition écologique, près de 500 millions d’euros supplémentaires devraient provenir de ce dispositif.
Financés par les fournisseurs d'électricité et de gaz, les CEE prennent la forme de primes, de bons d'achat ou de réductions. Pour en bénéficier, il faut disposer d'une résidence principale ou secondaire depuis au moins deux ans, réaliser des travaux améliorant l'efficacité énergétique et passer par un artisan certifié RGE. Aucun plafond de ressources n'est exigé, même si le montant varie selon les revenus.
Des règles encore plus strictes dès 2027
De nouvelles restrictions entreront en vigueur au 1er janvier 2027. Les propriétaires de maisons individuelles classées F ou G ne pourront plus accéder à MaPrimeRénov' "par geste", dédiée aux travaux ponctuels. Le diagnostic de performance énergétique deviendra obligatoire pour toute demande d'aide.
Ces logements resteront toutefois éligibles à MaPrimeRénov' "rénovation d’ampleur". L'objectif affiché du gouvernement est clair, il s'agit de favoriser des travaux permettant un gain d'au moins deux classes sur le DPE, les actions isolées étant jugées insuffisantes.
Ces dispositifs visent à améliorer le confort énergétique des logements tout en réduisant les factures. En attendant de se lancer dans des travaux lourds, une solution immédiate existe. Vous pouvez comparer les offres de gaz et d’électricité afin de choisir un contrat mieux adapté à votre consommation.
Changer de fournisseur est simple, sans frais ni engagement. Une démarche d'autant plus pertinente une fois les travaux réalisés, la consommation énergétique du logement étant amenée à évoluer.


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