Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Malgré les défis, Geneviève Bois continue de choisir la médecine du Nord

13 hour_ago 26

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Médecin de famille depuis près d’une décennie, la Dre Geneviève Bois a choisi d’établir une partie de sa pratique à Whapmagoostui au Nunavik. Elle partage son temps et sa vie entre le sud et le nord du Québec. La soirée s’annonçait longue lorsqu’elle nous a accueillis dans le dispensaire de la communauté crie. La Dre Bois était au travail depuis 12 heures et n’avait pas eu le temps de souper. Un patient attendait d’être évacué par avion. Elle était de garde tant que les besoins le nécessiteraient.

Comment êtes-vous tombée amoureuse du Nord?

Je suis venue en stage un mois à Chisasibi, puis un mois à Whapmagoostui. Ça rappelle l'importance de faire une partie de notre formation en région. C'est comme ça, à moins qu'on vienne de la région, qu'on choisit souvent de s'y établir.

On est tous le nord ou le sud de quelqu'un. Le Nord, ici, c'est quand même une vie, une pratique particulière. Il y a beaucoup de gens qui pensent qu'ils vont aimer ça, qui n’aiment pas tant ça et l’inverse. Il y a une nécessité d'une exposition in vivo.

Qu'est-ce que cette pratique a de particulier?

On est très très proche de l'essence de la médecine de famille à l'état pur. On peut avoir une pratique diversifiée, faire des choses qu’on ne ferait pas dans le Sud.

On peut suivre les gens de très, très proche et sur plusieurs générations. Je trouve ça beau d'être dans la communauté que l'on sert et non pas à l'extérieur.

Des jeunes qui marchent dans la rue.

Whapmagoostui compte environ 1000 habitants.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

On croise ses patients à l'épicerie, dans la rue. On fait avancer des choses comme ça. Quelqu'un passe en VTT, il s'arrête, je lui pose une question, il me dit : As-tu vérifié telle affaire?

On est les soins aigus et les soins chroniques. On connaît vraiment nos patients dans toutes leurs interactions avec le système de santé.

Dans le Sud, on hospitaliserait la personne. Ici, il y a la capacité de faire revenir quelqu'un à la clinique deux, trois fois par jour s'il le faut. Parfois, on arrive à les gérer en externe, ça permet de ne pas quitter la communauté.

Comment les cas les plus lourds sont traités dans un contexte où les moyens sont limités?

Quand la condition d’un patient demandera de rester plusieurs heures, qu’il n’arrivera pas à être géré en externe, même avec un suivi assez intensif. Il faut tout de suite penser à l'évacuation, puis à quel type d'avion. Est-ce qu'on a besoin d'un médecin, de matériel particulier? Ça va guider notre choix d'évacuation.

On n'est pas un hôpital, on ne peut pas garder les gens, sauf si l'avion n’arrive pas. Des fois, ça va bien, l'avion arrive super vite, pour nous, c'est quatre à cinq heures. Des fois, s'il ne fait pas beau, ça pourrait être beaucoup plus long.

La façade d'un dispensaire.

Deux communautés autochtones cohabitent dans ce village. Le dispensaire est séparé pour la clientèle crie et une autre pour les patients inuits. Dre Bois travaille du côté cri.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

Est-ce qu'il y a des prévalences qui sont propres à Whapmagoostui ou aux communautés nordiques?

Il y a des maladies métaboliques dans une prévalence beaucoup plus importante que dans les milieux urbains. On parle d'hypertension et de maladies cardiaques qui touchent plus de gens et des plus jeunes. On a une prévalence du diabète qui est extrêmement élevée, du diabète de type 2 chez les enfants et les adolescents, des cas quand même très complexes chez d’assez jeunes adultes avec les complications qui en découlent comme une amputation, une maladie rénale, un problème oculaire, peut être des choses que mes collègues du Sud voient moins.

Une rue de Whapmagoostui.

Comme dans plusieurs communautés, les problèmes de surpopulation se font sentir.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

On a une grosse pénurie de logements, comme dans presque toutes les communautés éloignées au Québec, au Canada. Ça a des implications pour la violence, puis la santé mentale, malheureusement. Ça vient aussi avec des complications infectieuses. Quand quelqu'un est malade, tout le monde est malade. Quand on a de l'influenza, une gastro, quelque chose qui se promène dans le village, la vague est vigoureuse.

Est-ce un rythme de pratique qui peut être maintenu à long terme?

Je pense que, pour la plupart d'entre nous, le système D, ça peut devenir difficile, mais souvent ça crée de la créativité.

On essaie de faire ce qui est le mieux pour la personne dans le milieu où on est en tenant compte de ses valeurs et ses préférences. Ça peut aussi être très empowering [valorisant].

Ça donne des discussions super riches. Dans le Sud, on parle de niveau de soins, d'intervention médicale. Est-ce que vous voulez être intubé ou pas? Est-ce qu'on fait du RCR ou pas?

Ici, ça va beaucoup plus loin. Est-ce que vous voulez quitter la communauté quand vous êtes malades ou rester? Est-ce qu'on veut aller pas très loin, à Chisasibi, à Val-d'Or ou à Montréal? Est-ce que ce serait grave de mourir ailleurs que sur le territoire?

Est-ce que ça use l'espèce de système D, de manquer de ressources? Oui et non.

La détresse répétée, à Montréal ou ici, c'est ça qui vient user vraiment plus que d'être de garde, d'attendre un avion longtemps ou d'avoir une solution à la MacGyver [NDLR : un personnage de série télé reconnu pour son ingéniosité].

C'est l'impuissance de voir nos patients malades, de ne pas avoir les réponses. Je ne peux pas prescrire une maison ou un supplément de revenu, ni à Montréal ni ici. Je suis bien au courant que, des fois, ils ont besoin d'une physio ou d’une travailleuse sociale, mais si on n'en a pas, on fait ce qu'on peut.

Une médecin dans un corridor.

Lors de notre visite, la Dre Geneviève Bois attendait qu'un patient soit évacué. L'avion se faisait attendre en raison des conditions météorologiques. La personne avait besoin d'un monitorage très rapproché.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

Est-ce qu'on peut faire une carrière au complet dans une communauté éloignée?

J'ai vu des collègues le faire. Il peut y avoir des raisons de vie personnelle ou familiale qui font que ça ne fonctionne plus, mais il y a quand même beaucoup de gens qui restent longtemps. C'est comme une distribution bimodale : il y a des gens qui restent quelques années, puis il y a des gens qui restent très longtemps.

Après plusieurs années, on peut réduire le nombre de jours qu’on fait sur le territoire. C'est ce qui permet, je pense, une plus grande durée de vie. Il faut faire environ 180 jours par année, un rythme qui est faisable, mais pas soutenable sur 25 ans. Je ne connais personne qui a réussi à tenir ça sans arrêt.

Une vue éloignée de Whapmagoostui.

La communauté de Whapmagoostui n'est pas accessible par la route.

Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Brisson

Je suis à temps partiel depuis deux ans parce que j'avais d'autres mandats dans le Sud qui ne me permettaient pas d'être là autant. Je fais une centaine de jours sur le territoire par année. Faire des séjours de 7 à 15 jours, avoir du temps entre les deux, ça permet un petit recul.

Je veux rester le plus longtemps possible et c'est ce qui me permet de rester plus longtemps.

Ce sont des choses dont j'ai discuté avec mes patients. La réponse était : J'aime mieux que tu sois là moins que pas du tout.

Après près d’une décennie de pratique en communauté autochtone, arrivez-vous à comprendre pleinement vos patients?

Je suis allochtone, puis je serai toujours allochtone. Est-ce que je comprends plus maintenant qu'il y a neuf ans ou dix ans? Oui. Est-ce que je comprends tout? Non. Il y a des choses que je ne comprendrai jamais complètement.

J'ai habité presque 30 ans dans le Sud avant d'en faire presque 10 dans le Nord.

Chaque année, j'en apprends. J’espère toujours devenir plus sécuritaire. J'ai eu des patients qui ont été très très généreux en termes d'explications et de confiance. J'ai été très chanceuse qu’ils soient aussi patients pour nous expliquer ça.

Quand quelqu'un va très mal et est en crise, il n’a pas de patience pour exprimer des choses, puis c'est correct, c'est normal. Il n’y a pas de recette magique pour la sécurité culturelle, sinon d'être patiente, de prendre le temps, d'écouter, d'être ouverte.

Comment arrivez-vous à bien présenter votre vie à Whapmagoostui à ceux qui n’ont jamais mis les pieds dans le Nord?

C'est difficile de parler de ma pratique dans le Nord sans connaître le Nord, sans l'avoir expérimenté. Il y a une balance difficile à faire. On a 99 problèmes cliniques ici dans la communauté, mais il y a aussi énormément de belles choses. Je ne veux pas être toxiquement positive, puis dire que les gens sont résilients, qu’il y a tellement de beau, que c'est correct qu'il manque autant de ressources.

Je ne veux pas non plus avoir l'air misérabiliste en parlant juste du fait qu'il y a des coupures d'eau et d'électricité, que le bâtiment est trop petit, qu’il fait souvent trop chaud ou trop froid, qu'on manque de tout. Je ne voudrais pas avoir l'air de tendre trop d'un côté ou de l'autre, puis, en même temps, il y a des choses qui sont uniques et il y a des choses qui sont partagées.

Les problèmes arrivent plus tôt, finissent plus tard et sont plus compliqués.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway