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Alors que les élections de mi-mandat doivent se tenir le 3 novembre, les Américains ont la possibilité de voter par anticipation, soit par courrier, soit en déposant leur bulletin dans une urne. Le recours accru à cette pratique, dénoncé à coups d’arguments fallacieux par le président des Etats-Unis, pourrait traduire cette année une forte mobilisation des démocrates.

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 votez par anticipation », dans le cadre d’une journée d’action nationale visant à encourager le vote anticipé, à San Francisco (Californie), le 17 octobre 2026. Des habitants glissent leur bulletin dans une urne officielle lors d’un événement intitulé « Pas de rois : votez par anticipation », dans le cadre d’une journée d’action nationale visant à encourager le vote anticipé, à San Francisco (Californie), le 17 octobre 2026.

Le compteur tourne. A deux semaines des élections de mi-mandat, prévues le 3 novembre, plus de neuf millions d’Américains se sont déjà prononcés par vote anticipé. Etalée sur des semaines, cette possibilité relève de l’autorité de chaque Etat, qui décide des règles, des dates et des moyens pour déposer les bulletins. Soit par courrier postal, soit dans des urnes spéciales. Lors des midterms précédentes, en 2022, un électeur sur deux s’était prononcé ainsi. Seuls trois Etats – l’Alabama, le Mississippi et le New Hampshire – ne prévoient pas de tels dispositifs. Ils réclament une justification pour le vote anticipé.

Les experts scrutent jour après jour les nouvelles données, parce qu’elles permettent de mesurer le degré de motivation dans chaque camp. Les tendances nationales apparaissant dans les sondages – très favorables aux démocrates – sont constantes mais insuffisantes, la différence entre les candidats se situant le plus souvent dans une marge d’erreur de trois points.

Pour l’heure, l’opposition à Donald Trump semble pousser les gens vers les urnes. « Il faut rester prudent lorsqu’on évalue le manque d’enthousiasme du côté républicain, note Michael McDonald, professeur de sciences politiques à l’université de Floride. Il y a des signes en ce sens, mais il est encore tôt. Certaines choses restent vraies : le parti du président a tendance à obtenir de mauvais résultats aux élections de mi-mandat. Celles-ci prennent généralement la forme d’un référendum sur le président. Quant à la forte mobilisation des démocrates, nous l’avons observée à plusieurs reprises en 2025, lors de différentes élections à l’échelle des Etats, puis lors d’élections partielles, et cette année à l’occasion des primaires. »

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