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Les ventes de cigarettes continuent de diminuer en France, où le tabagisme recule.
EN BREF • Les ventes de tabac continuent de baisser en France, avec une diminution de 8,2 % en 2025, y compris chez les jeunes.
• Malgré cette tendance, les produits comme le tabac pour narguilé gagnent en popularité.
• La cigarette électronique est également de plus en plus répandue notamment avec les puffs chez les jeunes.
De moins en moins de clients chez les buralistes. Les ventes légales de tabac ont connu une nouvelle baisse en 2025, selon les chiffres de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) publiés ce mercredi 27 mai. Le recul des ventes s’établit à 8,2 % par rapport à 2024.
La baisse est très marquée au cours des dernières années, de 7,1 % en moyenne tous les ans depuis 2017, constate l’OFDT. Ces chiffres s’inscrivent dans une tendance globale : un recul du tabagisme en France.
Moins d’un adulte de 18 à 75 ans sur cinq disait fumer quotidiennement en 2024, soit « la prévalence la plus faible jamais enregistrée depuis 2000 », note l’OFDT. Cette tendance se retrouve chez les jeunes. Alors que 30,8 % des lycéens fumaient tous les jours en 2010, cette proportion a chuté à 5,6 % en 2024.
Plus de vapotage
Malgré tout, certains produits du tabac ont davantage de succès. Les tabacs pour narguilé, pipes ou encore les blunts (feuilles de cigares destinées à rouler des joints) enregistrent une hausse de 5,8 % par rapport à l’an dernier. La part de marché de ces « autres produits du tabac » a beaucoup augmenté au cours des dernières années, passant de 3 % en 2017 à 8 % l’an dernier.
Autre progression majeure : celle de la cigarette électronique. Si les ventes ne sont pas comptabilisées aussi précisément que pour le tabac, le vapotage est « en augmentation quasi continue depuis 2017 », note l’OFDT. Ainsi, 6,1 % des 18-75 ans déclarent une utilisation quotidienne de la cigarette électronique, rapporte l’organisme. La progression est très marquée chez les adolescentes et adolescents : « 4 % des lycéens vapotaient exclusivement quotidiennement en 2024, contre 0,8 % en 2022 », note l’OFDT.
Si, chez les adultes, « la littérature scientifique a mis en évidence les bénéfices potentiels de la cigarette électronique comme un outil de réduction des risques » à condition de « devenir vapoteur exclusif », le vapotage chez les jeunes fait toujours l’objet de travaux. « Il existe des données scientifiques susceptibles d’alerter sur le risque éventuel d’entrée dans le tabagisme chez les jeunes non-fumeurs qui vapotent », note l’OFDT.
Et certains produits, tels que les puffs – dont l’interdiction a été votée en France – peuvent constituer une « porte d’entrée vers la dépendance à la nicotine chez les non-fumeurs, et en particulier auprès des jeunes », ajoute l’ODFT.


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