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Exténuée à l'arrivée de l'Ultra-Trail du Mont-Blanc, qu'elle venait de remporter dans un temps record samedi 29 août 2026, Blandine L'Hirondel a vécu une après-course "épique".
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Par Aline Chatel Publié le 30 août 2026 à 21h08
C’est parce qu’elle est allée au bout d’elle-même, sûrement plus loin que ce qu’elle imaginait possible, que Blandine L’Hirondel a tant touché les amateurs de sport – et bien d’autres – à l’arrivée de l’UTMB. La Caennaise a livré un finish héroïque pour conserver son avance en tête du plus célèbre ultra-trail du monde, samedi 29 août 2026. Elle était presque chancelante sur la ligne d’arrivée, après avoir avalé 174 kilomètres et quasiment 10 000 mètres de dénivelé positif en 21h54’49s. L’effort inouï qui lui a permis d’inscrire son nom au palmarès pour la première fois a laissé des traces. Au cours d’une interview à L’Équipe, Blandine L’Hirondel confie avoir passé trois heures dans la tente médicale après l’arrivée.
« Comme on dit dans le jargon, c’était la gagne ou l’hôpital. Quitte à finir en rampant, je pense que j’étais vraiment prête à tout. » Blandine L’Hirondel, exténuée, a fini sur ses deux pieds mais n’était pas au bout de ses peines. « Je ne suis pas allée à l’hôpital mais je suis quand même restée trois heures dans la tente de secours. Je n’ai pas mis mon état de santé en danger mais j’ai fait un petit malaise vagal. » La traileuse s’est allongée et a eu bien du mal à se relever. Hélas, ce n’était pas fini, parce qu’il fallait ensuite passer par le contrôle antidopage.
Un contrôle antidopage compliqué
« C’était assez rigolo, juge-t-elle avec quelques heures de recul. J’étais complètement déshydratée. Je n’arrivais pas à boire. Même l’eau me donnait envie de vomir. Le problème, c’est qu’il fallait que je fasse pipi. La seule façon de me réhydrater et d’aller mieux, c’était de me mettre une perfusion de sodium, un truc assez classique. Mais je ne pouvais pas faire ça avant le contrôle antidopage, donc il a fallu que j’attende. C’était assez épique. » Tant bien que mal, Blandine L’Hirondel est parvenue à ses fins.
Après, je suis allée à la tente médicale, où ils ont pris soin de moi. Ils ont fait un petit bilan sanguin. Ce n’était pas catastrophique, mais je manquais un peu de sodium et de potassium. On m’a réhydratée. Je grelottais sous ma couverture de survie.
Le lendemain matin, Blandine L’Hirondel marchait plutôt bien sur les nombreuses vidéos qui circulaient. Elle avait dormi « trois, quatre heures » et avait le quadriceps bandé suite à sa dernière grosse gamelle – qui l’avait fait craindre le pire – de la course. La Normande avait encore bien du mal à réaliser ce qu’elle avait accompli la veille. D’autres l’avaient fait pour elle. En cumulant seulement les comptes Instagram de l’UTMB et de L’Équipe, les deux principaux diffuseurs de l’événement, son arrivée avait été visionnée plus de 6,5 millions de fois. Complètement fou, encore et toujours.
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