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Mélenchon. Blocage des prix, hausse des salaires, lutte contre les maladies chroniques, bifurcation écologique, instauration du RIC, suspension de l’accord UE-Israël… À peine trois jours après l’annonce officielle de sa candidature à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a d’ores et déjà esquissé les contours des grandes propositions du programme insoumis pour répondre aux urgences du pays […]
Mélenchon. Blocage des prix, hausse des salaires, lutte contre les maladies chroniques, bifurcation écologique, instauration du RIC, suspension de l’accord UE-Israël… À peine trois jours après l’annonce officielle de sa candidature à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a d’ores et déjà esquissé les contours des grandes propositions du programme insoumis pour répondre aux urgences du pays et du monde.
Parmi elles, le fondateur de la France insoumise a notamment insisté sur la nécessité de la lutte contre les problèmes de santé dont l’existence est au moins partiellement liée au mode de production capitaliste. Endométriose, maladies cardiovasculaires, cancers, diabètes… Telles sont autant de maladies chroniques dont la science a prouvé que l’apparition est favorisée par de nombreux facteurs directement liés au capitalisme et à sa course déchaînée à l’accumulation. Des maladies politiques et écologiques qui appellent donc des réponses politiques claires, que Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise sont les seuls à porter. Vous pouvez également retrouver la dernière émission de l’Institut la Boétie consacrée aux maladies politiques en cliquant ici. Notre article.
Jean-Luc Mélenchon : « L’infertilité comme les maladies chroniques et les cancers sont le résultat des modes de production »
Le capitalisme détruit tout sur son passage : dépeçage méthodique de la législation sociale, exploitation au travail, destruction de l’environnement, asservissement des corps, impérialisme prédateur… Les ravages du mode de production capitaliste sont inhérents à son existence même. On sait en effet depuis Marx que le seul moyen pour le capitalisme de dépasser ses contradictions est l’accumulation de ressources et de richesses toujours plus rares et proches de l’extinction.
Dans cette lutte de chaque instant pour sa propre survie, dans cette urgence croissante à produire toujours plus, plus vite, et à moindre coût, Jean-Luc Mélenchon a tenu à rappeler, dans le cadre de l’annonce de sa candidature à la prochaine élection présidentielle, que le capitalisme représente un danger direct pour la santé des êtres humains, en particulier celle des plus vulnérables, par sa responsabilité dans le déclenchement d’une multitude de maladies chroniques.
Pour aller plus loin : Présidentielle : Mélenchon obtient 150 000 parrainages citoyens en moins de 24 heures
L’infertilité comme les maladies chroniques et les cancers sont le résultat des modes de production.
L’endométriose est un fléau qui affecte un nombre considérable de femmes.
Nous devons faire face à ces maladies écologiques et politiques. La médecine doit progresser pour les… pic.twitter.com/QTjouj8S8p
Plusieurs facteurs directement liés au mode de production qui aggravent ou favorisent l’apparition de l’endométriose, du diabète, de maladies cardiovasculaires ou de cancers ont largement été identifiés par les scientifiques.
C’est d’abord le cas des perturbateurs endocriniens – substances massivement produites et commercialisées par l’industrie chimique et agroalimentaire, retrouvées notamment dans la nourriture, les cosmétiques ou les plastiques. Ces substances, qui influent directement sur l’apparition du diabète de type 2, de maladies métaboliques, de cancers hormonodépendants, sur l’endométriose, sur l’obésité et agissent sur le développement du fœtus, sont notamment répandues par l’usage massif de pesticides.
Quand les ouvriers agricoles ont dénoncé l'emploi du chlordécone dès 1974, ils ont été réprimés à balles réelles.
Le chlordécone est une cage.
C'est une pollution qui dure depuis 50 ans et s'infiltre partout, dans les écosystèmes, dans les corps…
Lilith pic.twitter.com/Pi6uDhjLiq
C’est également le cas de la pollution de l’air et de l’exposition aux particules fines que le capitalisme a fait exploser depuis l’avènement de l’ère industrielle, et qui sont directement responsables de l’apparition de diabètes, de maladies pulmonaires et de cancers.
Le sucre introduit par l’agroindustrie dans tous les aliments transformés pour pousser à la consommation est directement responsable du diabète, de l’obésité et des maladies qui en découlent. Les plastiques et les microplastiques, produits massivement au service d’un capitalisme de plus en plus mondialisé, contiennent des milliers de substances chimiques dont les effets sur l’homme ne sont souvent pas testés avant leur mise sur le marché.
La consommation d'aliments ultra-transformés est responsable de plusieurs maladies : le diabète, le cancer…
Les lobbys de l'industrie agroalimentaire ont des techniques de marketing bien rodées pour détourner l'attention du principal problème : les ingrédients
Mélissa Mialon pic.twitter.com/WDuTQDU3do
Le bruit lié à l’urbanisation et à la concentration humaine au cœur des centres névralgiques du capitalisme est un facteur de stress chronique, qui, en retour, favorise l’apparition de dizaines de maladies chroniques et auto-immunes. L’exposition à des composants chimiques au travail est également responsable de dizaines de milliers de morts chaque année du fait de la négligence d’un patronat en quête de rentabilité croissante.
Le capitalisme fait aussi peser sur l’humanité la menace latente de l’explosion de zoonoses – maladies transmissibles entre l’homme et les animaux – potentiellement transformées en pandémies, du fait d’élevages intensifs où se concentrent des milliers, parfois des millions d’animaux gavés d’antibiotiques sur à peine plusieurs kilomètres carrés pour produire toujours plus d’une nourriture qui sera pourtant pour un tiers gaspillée.
Un grand nombre de maladies chroniques sont des maladies politiques et écologiques qui appellent la rupture avec le capitalisme
Cette liste non exhaustive de facteurs favorisant l’apparition de maladies chroniques révèle la nature éminemment politique d’un grand nombre de fléaux sanitaires. Perturbateurs endocriniens, microplastiques, pollution de l’air, antibiotiques : la présence de ces éléments dans l’environnement quotidien et dans les corps de tous les êtres humains n’a rien de naturel.
Elle est le résultat direct de choix politiques, économiques, et réglementaires, du sacrifice de la santé de toutes et tous sur l’autel de la rentabilité capitaliste. Des choix qui passent également par le sous-financement de la recherche et des systèmes de santé au profit de la sacrosainte « compétitivité » et de la réduction des dépenses publiques.
Pour aller plus loin : Mélenchon, seul candidat à défendre le blocage des prix et la hausse des salaires
C’est cela qu’entend mettre en lumière Jean-Luc Mélenchon, tout en rappelant les inégalités sociales face à l’exposition aux facteurs quotidiens de déclenchement d’une multitude de problèmes de santé : un grand nombre de maladies chroniques sont des maladies politiques, directement liées au mode de production capitaliste, et appellent donc le renversement de ce système. Celles et ceux qui s’enfoncent tantôt dans la défense assumée, tantôt dans l’accompagnement de la violence inerte du capitalisme, portent et porteront la responsabilité de ses morts et de ses vies brisées par la maladie. La solution ? Eradiquer ces maladies par les progrès de la médecine, en renforçant ses moyens. Un pouvoir insoumis le fera en 2027.
Par Eliot Martello-Hillmeyer


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