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Deux groupes de pression sont déjà lancés dans une bataille publicitaire visant à attaquer des candidats, potentiels ou annoncés, à la mairie de Toronto.
Les groupes de pression A Better City (ABC) Toronto et Progress Toronto en sont les responsables.
Sur les réseaux sociaux, des slogans tels que : Avec Olivia Chow, cette ville ne va nulle part ou Vous ne pouvez pas faire confiance à Brad Bradford circulent.

Le conseiller municipal de Beaches-East York, Brad Bradford, s’est officiellement porté candidat à la mairie, vendredi matin. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui
En amont des élections municipales qui se dérouleront le 26 octobre prochain, chaque groupe veut influencer le plus de Torontois possible.
Les dernières années sous la mairesse ont été un échec monumental, soutient le fondateur de ABC Toronto, Jeffrey Kroeker.

La mairesse de Toronto, Olivia Chow, élue à la tête de la Ville pour la première fois en 2023, n’a toujours pas confirmé si elle comptait briguer un second mandat. (Photo d’archives)
Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld
Ce dernier dénonce entre autres l’augmentation de la taxe foncière et soutient aussi que de plus en plus de citoyens ne se sentent plus en sécurité dans les transports en commun et dans les parcs, d’après des sondages.
C’est sans compter les embouteillages qui empêchent les Torontois de circuler.
De l’autre côté, la directrice de Progress Toronto, Saman Tabasinejad, blâme plutôt les conservateurs pour ces mêmes enjeux.
La mairesse a hérité d’une ville en ruine.
Mme Tabasinejad défend la mairesse, soulignant les efforts de la Ville en matière de logement et d’infrastructures durant son mandat.

Saman Tabasinejad est la directrice générale de l’organisme Progress Toronto. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Sue Goodspeed
Toronto a été sous le leadership des conservateurs pendant 10 ans, ce n’est pas la faute d’Olivia Chow qui est là que depuis les trois dernières années, poursuit la directrice.
L’influence des groupes de pression
D’après Meta, ces publicités rejoignent des centaines de milliers de personnes.
L’influence de Progress Toronto lors des dernières élections municipales est non négligeable, croit d’ailleurs Mme Tabasinejad.
Nous avons aidé six conseillers à se faire élire lors des dernières élections.
Elle ajoute que le groupe a également aidé la mairesse à se faire élire en 2023.
Fondé en 2018, le groupe, qui s’identifie de gauche, compte à l’heure actuelle plus de 3000 bénévoles à son actif, soutient la directrice.

Les candidats ont jusqu’au 21 août pour déposer leur candidature aux élections qui auront lieu cet automne. (Photo d’archives)
Photo : La Presse canadienne / Chris Young
Tous les jours, de nouveaux bénévoles s’inscrivent, dit-elle.
Quant au groupe de défense ABC Toronto, celui-ci se définit comme une coalition de personnes modérées, selon le fondateur.
Certains de nos membres s’identifient plus libéraux, d’autres sont plus conservateurs.
Le groupe de pression, qui a vu le jour en 2025, désire voir les Torontois se mobiliser lors des prochaines élections.
En substitution aux partis politiques?
Contrairement aux autres paliers de gouvernement, la politique municipale en Ontario n’est pas soumise à la politique partisane, note M. Kroeker.
Pour cette raison, il souligne l’importance des groupes de pression comme le sien afin de se substituer aux rôles que jouent habituellement les partis politiques.

Selon Saman Tabasinejad, directrice générale de Progress Toronto, peu de citoyens connaissent les positions adoptées par les conseillers lors des débats au conseil de Ville. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Oksana Shtohryn
Les candidats n’ont pas forcément accès aux ressources qu’en temps normal l’adhésion à un parti politique pourrait leur procurer, affirme-t-il.
Il croit aussi que cette situation permet aux élus de rester plus facilement au pouvoir.
Mme Tabasinedjad croit également en l’importance des groupes de pression dans l’arène municipale.
Beaucoup de Torontois ne sont pas en courant des positions adoptées par les conseillers lors des débats au conseil de Ville.
Pour ces raisons, le groupe dit créer des dépliants et publier du contenu sur les réseaux sociaux visant à renseigner les citoyens sur la façon dont les conseillers ont voté sur des enjeux qui les concernent, par exemple, l’ajout et l’accès aux services.
Avec les informations de CBC Metro Morning


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