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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 09/09/2026 à 05h13

L’ex-otage colombien est parvenu à s’évader en maîtrisant son gardien et en lui dérobant son fusil, alors qu’il avait encore les mains entravées.
Le soldat colombien de la Légion étrangère française retenu en otage par des guérilleros a maîtrisé un de ses ravisseurs avant de se jeter dans une rivière les mains liées, a détaillé à l'AFP mardi une source militaire de haut rang. Le jour de son évasion le 3 septembre, José Olger Melo Charry a demandé à être conduit à l'écart pour faire ses besoins, a-t-il raconté à l'armée colombienne. Une fois seul avec son gardien, il a maîtrisé celui-ci et lui a pris son fusil bien qu'il eût les mains entravées, a expliqué la source militaire à l'AFP.
Toujours les mains liées, le légionnaire de 35 ans a ensuite sauté dans une rivière, réussissant à prendre la fuite. Après avoir réussi à se défaire de ses liens, il a marché pendant quatre jours à travers une région des Andes colombiennes où opèrent des groupes armés impliqués dans le trafic de drogue, jusqu'à parvenir à un commissariat de police dimanche.
«Chaque fois qu'une moto passait, il se cachait» derrière des rochers ou grimpait dans les arbres, a indiqué le responsable militaire sous couvert d'anonymat. Dans sa déposition à l'armée, le légionnaire a raconté avoir pris un repas chez un paysan, craignant cependant d'être dénoncé aux guérilleros. Durant sa fuite, il a également réussi à contacter sa famille par téléphone. Celle-ci a informé les forces de l'ordre qu'il s'était évadé et marchait dans les montagnes. La source militaire a ajouté que le légionnaire était considéré comme un «gros poisson» par les guérilleros et qu'il est resté ligoté, pieds et mains liés, pendant la majeure partie de sa captivité.
Périple de quatre jours
Lundi, l'armée colombienne avait fait savoir que le légionnaire avait effectué un périple de quatre jours durant son évasion, mais n'avait pas livré de détails sur les conditions de celle-ci. Les autorités colombiennes avaient précisé que les ravisseurs n'ont jamais exigé de rançon.
José Olger Melo Charry, caporal de la Légion étrangère en permission, était rentré dans son pays pour les vacances. Il avait été enlevé le 6 août par un groupe dissident des ex-Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) alors qu'il circulait sur une route du département de Nariño (sud-ouest), bastion d'organisations impliquées dans le trafic de cocaïne et l'exploitation minière illégale. Selon le ministère français des Armées, le soldat n'avait pas été autorisé à se rendre en Colombie.


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