Son entreprise avait été contactée par un interlocuteur se faisant passer pour un de ses clients. Toute la marchandise lui a été livrée, rien n'a été payé.

La rédaction - Aujourd'hui à 17:50 - Temps de lecture :

L'entreprise d'Yves Landrau a livré 60 bungalows de chantier... sans règlement. Photo d'illustration Sipa/Adil Benayache L'entreprise d'Yves Landrau a livré 60 bungalows de chantier... sans règlement. Photo d'illustration Sipa/Adil Benayache

« J’ai été victime d’une escroquerie de grande ampleur », a révélé sur LinkedIn Yves Landrau, chef d'entreprises basé près d’Angers (Maine-et-Loire). En juin 2025, une de ses sociétés, Izimat, spécialisée dans le bâtiment modulaire, est contactée par « un grand groupe français de l’énergie », avec lequel elle travaille déjà, pour l’achat de 60 bungalows de chantier. « Consultation normale, échanges téléphoniques et mails, définition des configurations, livraison prévue en région parisienne [...] Tout est vérifié. Nous lançons la prod », écrit-il.

« Vient le jour J. Plusieurs semi-remorques et une grue arrivent sur le dépôt du client. Son équipe nous attend et coordonne la dépose. En quelques heures, tout est livré », poursuit-il. Les jours passent, mais aucun règlement ne vient. Et pour cause : « l’identité de notre client a été usurpée. » « Je suis à Paris en salon quand je l'apprend. Pendant que mon équipe dépose plainte à la Police nationale d'Angers, je me rends sur le lieu de livraison. Évidemment : plus rien. Résultat : plusieurs centaines de milliers d'euros de matériels envolés », se lamente-t-il.

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« Jamais je n’aurais pu imaginer une telle audace »

« Je me suis dit qu’il fallait que je prévienne des confrères que personne n’est à l’abri », a-t-il témoigné dans Le Courrier de l'Ouest, évoquant des pertes de l'ordre de « 300 000 à 400 000 euros ». « Tous les documents qu’on a reçus étaient extrêmement bien faits. Ils étaient identiques à ceux du client [...] Jamais je n’aurais pu imaginer une telle audace pour voler une telle quantité de matériel, aujourd’hui en France. On a affaire à de vrais professionnels », poursuit-il. Quant à l'absence d'acompte, c'est une pratique classique avec les grands groupes, « qui ne fonctionnent pas comme ça ».

Comment faire, dans ce cas-là, pour éviter de telles arnaques ? « Se rendre physiquement au siège de l’entreprise pour avoir l’accord en direct du client », a-t-il avancé dans Ouest-France. « Mais c’est impossible à mettre en place… ». Sa société a porté plainte, mais il n'a pour l'instant « aucun retour de la justice ».

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