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De grâce, ne nous faites pas du Macron ! La France mérite mieux que la misérable politique de président agité, qui dit tout et son contraire.

48 heures après l’annonce de Louis Aliot prévoyant de couper les aides à l’Ukraine, vous opérez un surprenant virage à 180°, adhérant soudainement au discours russophobe et guerrier de l’Elysée, tenu par Macron le 18 septembre devant les chefs de partis. Or, chacun sait qu’une brutale aggravation de la situation, à l’intérieur comme à l’international, serait pain bénit pour notre Président qui ne se résigne pas à quitter le pouvoir dans huit mois. Mais quels que soient ses gesticulations alarmistes et ses moulinets belliqueux, la France n’est toujours pas officiellement en guerre contre la Russie, bien que nous soyons incontestablement cobelligérants en armant massivement l’Ukraine.
À suivre votre recentrage politique permanent, à constater vos renoncements successifs, à voir votre alignement assumé sur Bruxelles, il y a de quoi douter de votre crédibilité et de votre aptitude à gouverner ce pays différemment que ne le font les innombrables nullités qui l’ont détruit. Votre politique, je le crains, risque d’être une insipide continuité centriste, là où il faudrait renverser la table. Mais visiblement, vos convictions manquent cruellement de consistance.
Voyons ce communiqué du RN, un incroyable revirement
19 septembre 2026
La décision prise par les autorités russes de placer sous administration temporaire les filiales et actifs en Russie de plusieurs entreprises françaises et européennes constitue un acte hostile à l’encontre des intérêts de la France et des Nations d’Europe. Cette décision, qui porte directement atteinte aux intérêts et aux droits de nos entreprises, doit être condamnée fermement.
Par ailleurs, depuis plusieurs semaines, les actes d’hostilité commis en Europe par des agents opérant pour le compte de la Russie se sont multipliés et aggravés.
À l’aéroport de Leipzig, en Allemagne, un drone chargé d’explosifs a pris pour cible des appareils de transport ukrainiens. L’enquête a permis de rattacher les auteurs de cette opération aux services de renseignement russes. La France n’est pas épargnée par ces actions, qui visent notamment nos intérêts économiques et des entreprises de notre industrie de défense.
Parallèlement, ces derniers jours, les plus hautes autorités de plusieurs pays européens, notamment celles de la Pologne, ont mis en garde contre un risque d’escalade des opérations visant les États soutenant l’Ukraine. Cette dégradation de la situation sécuritaire a été confirmée par nos services de renseignement aux formations politiques françaises à l’occasion de la réunion des chefs de partis qui s’est tenue à l’Elysée ce 18 septembre autour du président de la République et des services de l’Etat.
Ces faits doivent être considérés avec le plus grand sérieux. Si nul ne peut aujourd’hui prédire, ni exclure à plus ou moins long terme, la survenue d’opérations d’une intensité supérieure, la menace à laquelle nous sommes actuellement confrontés relève principalement d’actions hybrides et de campagnes ayant pour cible nos sociétés et nos opinions publiques.
Il s’agit, pour des commanditaires liés au renseignement russe, qui recourent notamment à des agents dits « jetables » de diverses nationalités pour conduire leurs opérations, de chercher à faire apparaître le soutien à l’Ukraine comme la cause de l’escalade qu’ils orchestrent eux-mêmes.
Cette situation, d’une particulière gravité, nécessite de réaffirmer avec la plus grande clarté notre position.
Le questionnement des orientations diplomatiques et stratégiques de la France a légitimement toute sa place dans le débat démocratique, a fortiori dans le cadre d’une élection présidentielle. Il doit pouvoir porter, notamment, sur le niveau du soutien financier accordé à l’Ukraine et sur les conditions de ce soutien, comme sur l’insuffisance des initiatives visant à rechercher des formats d’échange diplomatique susceptibles de contribuer à une issue au conflit.
Ces débats sont légitimes. Les pressions étrangères ne le sont pas.
Nous ne tolérerons jamais qu’une puissance étrangère, en l’occurrence la Russie, puisse espérer dicter directement ou indirectement la politique de notre pays par l’intimidation, la menace, la déstabilisation ou la pression psychologique.
Aucune provocation, aucune opération clandestine et aucune action de déstabilisation ne sauraient conduire la France à faciliter l’obtention par la Russie de ses buts de guerre en Ukraine. La politique étrangère de la France se décide à Paris, souverainement, en fonction des seuls intérêts de la Nation. Elle ne saurait être déterminée à Moscou, pas davantage que dans aucune autre capitale étrangère.
La France ne saurait, de plus, laisser impunie toute action hostile entreprise sur son territoire, contre ses infrastructures, ses intérêts stratégiques ou son peuple. Toute opération de cette nature doit faire l’objet d’une réponse proportionnée, dans le respect de notre droit, de nos intérêts nationaux et de nos engagements internationaux.
Dans ces circonstances, nous soutenons l’ensemble des mesures nécessaires au renforcement de la sécurité de nos infrastructures stratégiques, de nos installations sensibles et des entreprises participant directement à notre défense nationale. La protection du territoire, de nos capacités industrielles et technologiques et de nos concitoyens constitue une responsabilité première de l’État.
De même, nous réaffirmons notre plus vive solidarité à l’égard des pays européens alliés qui ont fait l’objet d’actes hostiles ou de campagnes de déstabilisation.
La fermeté face aux actions hostiles et la recherche d’une issue diplomatique à la guerre ne sont pas contradictoires. Elles procèdent d’une même exigence : préserver la sécurité des Français, défendre la souveraineté de notre pays et empêcher que l’Europe ne soit entraînée dans une escalade incontrôlée.
Dans cette période de tensions, notre responsabilité est de ne céder ni à l’intimidation, ni à la surenchère. La France doit demeurer maîtresse de ses décisions, assurer la protection de son territoire et de ses intérêts, tenir ses engagements et conserver toute sa liberté d’initiative diplomatique.
C’est une exigence de souveraineté. C’est aussi une condition de la sécurité et de l’indépendance nationales.
Marine Le Pen
Jordan Bardella
J’avoue que j’ai rarement lu communiqué aussi cynique.
Jusqu’à présent, vous avez toujours affiché un alignement quasi total sur la grille de lecture de Moscou, que ce soit sur la révolution du Maïdan, l’annexion de la Crimée ou la guerre du Donbass. Un alignement inconditionnel qui vous a permis d’obtenir en 2014 un prêt bancaire russe de 9,4 millions d’euros que les banques françaises et européennes vous refusaient. Et vous avez même été invitée officiellement au Kremlin en 2017. C’est pourquoi votre revirement ne peut que désarçonner votre électorat. Rien ne vous oblige à vous joindre à la meute otanienne qui s’acharne contre l’Ours russe au risque de provoquer une guerre totale avec la première puissance nucléaire de la planète.
– Vous savez très bien que c’est un pays mafieux et corrompu que Macron défend, un pays qui vénère encore des figures nazies
– Vous savez très bien que l’escalade n’est pas une volonté russe. Dites-nous donc qui est passé d’une aide humanitaire et de gilets pare-balles à l’Ukraine à la livraison d’avions de combat et de missiles longue portée ? N’inversez pas les responsabilités. Ne portez pas une politique russophobe que vous regretterez une fois la paix revenue
– Vous savez très bien que si les Français ne peuvent plus se chauffer ni se déplacer à des prix raisonnables, ce n’est pas la faute de Poutine mais celle des va-t-en-guerre inconscients des risques majeurs
– Vous savez très bien que la France est un cobelligérant à part entière et s’expose donc à d’inévitables représailles de la part de Moscou
– Vous savez très bien que ce sont nos canons Caesar et nos missiles SCALP qui tuent des Russes, alors qu’aucune arme russe ne tue des Français
– Vous savez très bien que cette guerre est avant tout une guerre américaine. Ne reniez donc pas votre position souverainiste refusant de s’aligner sur Washington
– Vous savez très bien que les Occidentaux ont gelé les avoirs russes, dont 210 milliards sont conservés en Europe
– Mais peut-être ignorez-vous que sur ces 210 milliards gelés, 19 milliards d’actifs souverains russes sont gardés dans des banques françaises, dont l’identité n’est pas divulguée. Par conséquent, ne soyez pas étonnée que Poutine place temporairement nos entreprises sous administration russe, ce n’est que légitime réciprocité.
En choisissant d’armer massivement l’Ukraine et de geler 19 milliards d’avoirs russes, la France se positionne de facto en adversaire de la Russie. Ce qui signifie que les opérations hybrides ou les saisies d’entreprises que vous dénoncez ne sont pas des agressions gratuites mais des mesures de rétorsion géopolitiques classiques.
Un prix bien modeste, madame Le Pen, au regard du nombre de Russes tués par nos armes livrées à Zelensky ! Ces entreprises nous seront restituées, alors que les morts ne reviendront jamais.
La triste conclusion est que ce n’est pas sur vous qu’il faut compter pour œuvrer à la paix. Votre posture ambiguë, votre brutal revirement n’augurent rien de bon. Macron n’a fait que saccager notre diplomatie, privant la France de son rôle historique de médiateur et de puissance équilibrante, n’empruntez pas la même voie.
Quand la paix sera de retour, peut-être sous votre mandat, nous verrons l’Allemagne et d’autres pays renouer avec la Russie, tissant à nouveau des liens économiques et culturels avec ce grand pays avec lequel nous étions amis. Serons-nous mis à l’écart à cause de notre russophobie délirante ?
Il est illusoire de vouloir construire une Europe de la paix sans la Russie. De Gaulle l’avait compris dès 1941. Et n’oublions jamais que sans le sacrifice de 26 millions de Russes, l’Europe serait un continent nazifié.
Poutine n’a jamais menacé l’Europe et vous le savez. Dites seulement la vérité aux Français.
Jacques Guillemain





























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