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Le président de la République a visité « Wine Paris », salon international de référence de la filière viticole, pour soutenir les vignerons français.

YOAN VALAT / AFP
Ce vigneron a su y faire pour attirer Macron au salon du vin
La cuvée du patron. En visite au salon du vin ce lundi 9 février à Paris, le président de la République s’est vu remettre un présent bien particulier : une bouteille de rosé baptisée « for sure », en lettre capitales, avec lunettes de soleil et cravate rouge en bonus sur l’étiquette.
Un flacon de Costières de Nîmes destiné à « relancer le rosé aux États-Unis », selon la plaisanterie d’un exposant qui l’a offert, tout sourire, à Emmanuel Macron. « Ah génial, je vais vous aider alors », lui a répondu le chef de l’État avant de poser pour les photos et de discuter quelques secondes au sujet notamment des exportations de la filière viticole. « Un défi » pour lequel il « faut se battre », lui a intimé le vigneron.
Derrière cette référence à son discours engagé au Forum économique de Davos, une prise de parole pro-européenne saluée et détournée à l’envi depuis, Emmanuel Macron s’est rendu auprès de ces professionnels ce lundi pour marquer son soutien à cet « art de vivre à la française » bousculé notamment par la guerre des droits de douane.
Le vin français face aux « pratiques agressives »
Les alcools européens souffrent effectivement de la hausse des droits de douane décidée en 2025 aux États-Unis. Le secteur, confronté au changement climatique, doit aussi faire face à de nouveaux modes de consommation (moins d’alcool, plus de vins frais, etc).
« La clé, c’est de défendre le vin français (avec modération) comme faisant partie de l’art de vivre à la française, de notre gastronomie », a lancé le chef de l’État, appelant à « bien exporter en Europe », à « le défendre à l’international quand il est attaqué par des pratiques qui sont agressives », et à aller « conquérir de nouveaux marchés », en Inde, au Canada ou au Brésil. Le secteur pourrait effectivement être un des bénéficiaires de l’accord passé entre l’Union européenne et le Mercosur.
Au cours de sa visite, Emmanuel Macron a reçu un autre présent, tout aussi symbolique : un magnum de vin chinois. L’occasion de plaider une forme de patriotisme face à la « concurrence » de la Chine qui « sait produire » ou des Italiens, qui « sont très bons sur ces marchés ». For sure, le vin est politique.


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