Chaque dimanche, Le Progrès se plonge dans l’histoire de Lyon, la grande et la petite. Celle des hommes et du patrimoine. Cette semaine, l’histoire de Claude Bourgelat et de la naissance de la première école vétérinaire du monde qui marque la naissance de la médecine vétérinaire moderne. Claude Bourgelat naît à Lyon le 27 mars 1712 dans une famille de magistrats. Il étudie le droit et devient avocat au Parlement de Lyon. Mais sa carrière prend rapidement une autre direction en se passionnant pour les chevaux.

De notre correspondante M. Aschen - Hier à 06:00 - Temps de lecture :

Les bâtiments historiques du quai Chauveau existent toujours. Ils abritent désormais le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon, le CNSMD.  Photo Archives Le Progrès Les bâtiments historiques du quai Chauveau existent toujours. Ils abritent désormais le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon, le CNSMD.  Photo Archives Le Progrès

Au milieu du XVIIIᵉ siècle, le cheval est au cœur de la vie économique. Il tire les charrues, transporte les marchandises, porte les soldats. Pourtant, les maladies animales provoquent régulièrement des catastrophes. Les épidémies ravagent les troupeaux et déciment les chevaux de travail.

La plus redoutée est la peste bovine. Cette maladie extrêmement contagieuse peut détruire la quasi-totalité d’un troupeau. Les chevaux sont eux aussi frappés par des infections graves. La morve provoque des lésions infectieuses qui atteignent les voies respiratoires et les poumons. La gourme entraîne des abcès et des inflammations sévères de la gorge. Les coliques et les maladies parasitaires font également de nombreuses victimes.

Le maréchal-ferrant prodiguait aussi des soins

Au XVIIIᵉ...

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