Chaque dimanche, Le Progrès se plonge dans l’histoire de Lyon, la grande et la petite. Celle des hommes et du patrimoine. Cette semaine, l’histoire des fortifications disparues du boulevard des Belges, où des ouvrages militaires ont laissé place aux demeures bourgeoises qui bordent aujourd’hui le parc de la Tête-d’Or.

De notre correspondante M. Aschen - Aujourd'hui à 18:30 | mis à jour aujourd'hui à 19:28 - Temps de lecture :

En 1914, le conseil municipal de Lyon rebaptise le boulevard du Nord, boulevard des Belges.  Photo Archives Progrès (année 1958) En 1914, le conseil municipal de Lyon rebaptise le boulevard du Nord, boulevard des Belges.  Photo Archives Progrès (année 1958)

Les grilles du parc de la Tête-d’Or et les hôtels particuliers du boulevard des Belges ne laissent rien deviner du passé militaire de ces lieux. Pourtant, au XIXe siècle, le secteur constitue une partie de la première ceinture de fortifications de Lyon. Là où s’élèvent aujourd’hui des façades ouvragées se succédaient des fossés, des levées de terre et des positions d’artillerie. Le boulevard actuel suit le tracé d’une ancienne ligne de défense.

Des forteresses pour ralentir l’ennemi

À partir de 1831, la monarchie de Juillet entreprend de fortifier Lyon. Le général Hubert Rohault de Fleury dirige les travaux. La rive gauche du Rhône, encore largement dégagée, doit être protégée contre une attaque venant de l’est....

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