Chaque dimanche, Le Progrès se plonge dans l’histoire de Lyon, la grande et la petite. Celle des hommes et du patrimoine. Cette semaine, direction Gerland. Avant les immeubles, les laboratoires et les grandes avenues, s’étendait ici une plaine traversée par les bras du Rhône, où l’on cultivait, pêchait et construisait des bateaux.

De notre correspondante, M. Aschen - Aujourd'hui à 06:00 - Temps de lecture :

Une vue aérienne de Gerland en 1971. Photo d'archives Le Progrès Une vue aérienne de Gerland en 1971. Photo d'archives Le Progrès

Oubliez l’avenue Jean-Jaurès, le métro et les laboratoires. Effacez même le stade. À leur place, imaginez une immense étendue plate, des champs, quelques constructions isolées et, surtout, de l’eau.

Car Gerland fut longtemps une terre inondable. Le Rhône n’était pas encore le fleuve contenu entre ses berges que connaissent les Lyonnais. Il se divisait en de nombreux bras qui pénétraient dans la plaine. Les plus petits étaient appelés des « mouches ». Entre eux s’étendaient des terrains humides et marécageux. Quelques bâtiments émergeaient de ce paysage, dont le château de Gerland, construit au début du XVIIe siècle. Mais l’endroit restait largement inhabité.

Dompter le Rhône

En 1852, avec le rattachement de la commune de la Guillotière, Gerland devient lyonnais. Sur le terrain, il reste pourtant encore largement à la campagne. Il faut d’abord dompter le...

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