Le Lyonnais Raphaël Arnault, député LFI du Vaucluse et fondateur de la Jeune Garde, ex-groupuscule d’ultra-gauche, a réagi à la dissolution du mouvement. Il a notamment évoqué les « fantasmes » autour de son organisation.

E. L. - Aujourd'hui à 11:00 | mis à jour aujourd'hui à 12:08 - Temps de lecture :

« L’antifascisme est bien vivant parce qu’il est plus que jamais nécessaire », explique Raphaël Arnault, cofondateur de la Jeune Garde, ex-mouvement antifasciste lyonnais. Photo d’archives Joël Philippon « L’antifascisme est bien vivant parce qu’il est plus que jamais nécessaire », explique Raphaël Arnault, cofondateur de la Jeune Garde, ex-mouvement antifasciste lyonnais. Photo d’archives Joël Philippon

En manifestation à Avignon, vendredi 1er mai, Raphaël Arnault, cofondateur de l’ancien groupe d’ultra-gauche, Jeune Garde, s’est exprimé auprès de nos confrères d’ICI Vaucluse sur la dissolution de sa création. Il se dit « fier du bilan sur plein d’aspects ». Un bilan jalonné, selon lui, de victoires obtenues « avec la CGT, avec le Parti communiste, avec la France Insoumise, avec des associations, avec des écologistes ».

Pour rappel, jeudi 30 avril, le Conseil d’État, en rejetant le recours de la Jeune Garde, a acté la fin du groupe lyonnais , une décision « adaptée, nécessaire et proportionnée à la gravité des atteintes ainsi portées à l’ordre public ».

« C’est se mettre le doigt dans l’œil »

Déjà sous le feu des projecteurs depuis quelques années à cause de sa participation dans de nombreuses violences de rues, la mort de Quentin Deranque , le 14 février, a fini de faire tomber l’épée de Damoclès qui pendait au-dessus de la Jeune Garde. Dans l’affaire du meurtre du militant identitaire, des membres de l’ancien mouvement, soutenu contre vents et marées par le chef de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, ont été mis en examen.

Le député LFI du Vaucluse explique que la lutte contre le fascisme « est plus que jamais nécessaire ». « Croire qu’on va se débarrasser de l’antifascisme en dissolvant des organisations comme la Jeune Garde, c’est se mettre le doigt dans l‘œil », conclut Raphaël Arnault.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a communiqué sur son compte X : « La violence n’aura jamais le dernier mot, ce ne sera jamais un mode d’expression. »

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