Il a suffi d’une étincelle. Alors que le mouvement des lycéens s’étend dans tout le pays, les autorités ont semblé prises de court. D’un engagement très local en banlieue parisienne, la contestation s’est étendue à l’Ile-de-France, puis au niveau national. Ce mardi, quelque 450 000 Français ont manifesté dans le pays, selon les chiffres avancés par les forces syndicales. Des lycéens, mais aussi des étudiants et des professionnels de différents secteurs, représentés par une large intersyndicale.
En quelques jours, le mouvement est donc arrivé en haut de la pile des priorités du gouvernement et est devenu le sujet principal du débat public alors que personne ne l’avait vu venir. Il ne s’est pas constitué en réaction à une réforme ou à une annonce des pouvoirs publics. A l’opposé, certaines manifestations annoncées comme importantes ces dernières années n’ont pas eu le même retentissement, comme le mouvement «Bloquons tout» à la rentrée 2025 ou certaines journées intersyndicales ces derniers mois.


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