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Un mort, un élève dans le coma et un lycée saccagé en quelques minutes. Le mercredi 21 octobre 2026, au Lycée Technique de Nsam à Yaoundé, un accident de moto a déclenché une flambée de violence. Des élèves munis de cailloux ont pourchassé responsables et encadreurs de cet établissement. Le restaurant, les bureaux, les véhicules et les salles informatiques ont été touchés. Le ministère parle d’une situation désormais sous contrôle.
Un accident, une rumeur, puis la casse
Tout commence sur la route. Trois élèves du lycée se rendent à l’école sur la même moto, conduite par l’un d’eux. L’accident est mortel pour le conducteur, qui décède sur place. L’un des passagers, grièvement blessé, est plongé dans le coma. Le troisième ne présenterait pas de danger immédiat, selon les informations disponibles.
Quelques minutes plus tôt, un autre élève avait été chassé de l’établissement par les surveillants, pour coiffure non conforme au règlement intérieur.
C’est là que tout bascule. À l’annonce de l’accident, certains élèves ont cru, à tort, que la victime était leur camarade renvoyé. Ils se sont livrés, en représailles contre l’administration, à des actes de vandalisme : restaurant, bureaux administratifs, véhicules, salles informatiques, tableaux numériques. Les membres de l’administration ont dû se mettre à l’abri.
Voilà pour la version officielle, signée Henri Bomba, chargé de la communication spéciale de la ministre des Enseignements secondaires, Nalova Lyonga.
Des élèves armés de cailloux contre leurs propres encadreurs : franchement, le tableau est dur.
La situation est actuellement sous contrôle, grâce à l’intervention du sous-préfet de Yaoundé III, des Forces de maintien de l’ordre et des responsables des services déconcentrés du MINESEC, sur instruction de la ministre.
Quand une rumeur suffit
Ce qui frappe, c’est la vitesse. Une rumeur, des élèves persuadés que leur camarade renvoyé est mort, et en quelques minutes un établissement entier bascule. On ne sait pas encore combien d’élèves ont participé aux dégâts, ni le coût exact des destructions.
Pourtant, l’incident pose une vraie question : celle du rapport entre l’administration scolaire et les élèves, dans un établissement technique qui se veut une vitrine. Un renvoi pour une coiffure, c’est le règlement. Mais ça s’est joué sur une rumeur, et personne n’a pu l’arrêter à temps.
Les sanctions, elles, restent à venir. Des voix réclament déjà des mesures lourdes, y compris à tous les niveaux de responsabilité. Rien n’est annoncé à ce stade.
Le conducteur est mort, un camarade est dans le coma. La suite dépendra de l’enquête sur l’accident et des décisions du MINESEC sur les violences.
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Alain-Claude Ndom
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.


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