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La cour d’appel de Rennes alourdit la peine de deux prévenus et confirme des condamnations pour un réseau de trafic de drogue à Paimbœuf, Donges et Trignac.
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Par Rédaction Courrier du Pays de Retz Publié le 25 mars 2026 à 20h34
La Cour d’appel de Rennes a alourdi, vendredi 20 mars 2026, la condamnation infligée à un habitant de Paimbœuf (Loire-Atlantique) à la tête d’un trafic de cannabis et cocaïne perpétré dans sa commune, mais aussi à Donges et Trignac, indique Presspepper.
Pour rappel, cinq hommes de 21 à 27 ans avaient été condamnés le 28 novembre 2025 par le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire : en mars 2025, des « sources » avaient informé les gendarmes de Pornic qu’un trafic était opéré depuis « plusieurs mois » sur le secteur de Paimbœuf.
Cannabis et cocaïne en grosses quantités
Les « renseignements » évoquaient « une quantité mensuelle de quinze kilos de cannabis et d’un kilo de cocaïne » provenant de Saint-Nazaire et écoulés par l’un d’eux.
Des « surveillances » avaient alors été mises en place au domicile de cet habitant de Paimboeuf qui travaillait comme électricien sur les chantiers de l’Atlantique.
Des « allées et venues régulières » avaient ainsi pu être constatées : deux hommes installés le plus souvent sur sa terrasse semblaient « faire le guet ». Cet homme, présenté au cours de la procédure comme le « Pablo Escobar » de Paimbœuf, se déplaçait régulièrement chez un habitant de Trignac.
« Visiblement prudent », il arpentait donc le pays de Retz pour « des arrêts de courte durée ».
Selon les gendarmes, son train de vie correspondait moins à « ses revenus » qu’à « des opérations de blanchiment » : ce jeune aujourd’hui âgé de 26 ans jouait « régulièrement au casino de Pornic », parfois jusqu’à « 1 000 €».
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« 383 g de cocaïne », « 414 g de cannabis » et « 10 390 €» d’argent liquide, dont une liasse conditionnée dans « de l’aluminium », ont été retrouvés chez lui, et 17 000 € chez ses grands-parents.
Un « agenda » semblait également lui servir de carnet de comptes. En garde à vue, le jeune homme avait concédé être « consommateur » et « vendeur » de drogue, mais « pas énorme »…
Peine ferme doublée pour le Paimblotin
Quatre de ses proches originaires de Saint-Brevin-les-Pins, Trignac ou encore Saint-Nazaire ont également été placés en garde à vue.
Tous les cinq avaient été renvoyés en comparution immédiate : des armes avaient également été découvertes et des « voyages » en Espagne et aux Pays-Bas avaient été relevés par les enquêteurs.
En première instance, le principal prévenu avait été condamné à trois ans de prison, dont deux fermes. Un deuxième avait lui écopé de deux ans et demi de prison ferme, quand le troisième avait pris dix-huit mois de prison assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans. Le quatrième prévenu avait été condamné à un an de prison ferme et un an avec sursis probatoire pendant deux ans, et le cinquième à un an de prison avec sursis probatoire pendant deux ans.
Mais le parquet de Saint-Nazaire avait fait appel de cette décision qu’il jugeait insuffisamment sévère. Le parquet général de la cour d’appel de Rennes s’est toutefois désisté de cet appel à l’audience du 20 février 2026 pour les trois derniers, rendant leurs condamnations définitives.
Un « haut spectre de responsabilités »
Reste que « les faits […] sont graves », relève la Cour d’appel de Rennes dans son arrêt en date du 20 mars 2026 : le trafic a duré « dix-huit mois » et l’habitant de Paimbœuf, qui se trouvait « en état de récidive légale », présentait « un haut spectre de responsabilités ».
Les magistrats rennais ont déploré son « positionnement […] visant à ne pas assumer l’entièreté de ses actes » en dépit des « éléments » de l’enquête.
Au final, la condamnation de cet homme a donc été aggravée : il devra purger quatre ans de prison ferme et a été maintenu en détention.
Il aura également l’interdiction de paraître en Loire-Atlantique pendant trois ans. Le second prévenu, un homme de 21 ans interpellé avec une arme « modifiée pour devenir létale », a lui été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme aménagé sous la forme d’une détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE). Il était jusqu’alors inconnu de la justice.
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