Après l'annonce du report de la législation portant sur l'autorisation de l'activité de certaines professions le jour du 1er-Mai, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que des propositions "de court et moyen terme" vont être faites pour les commerçants de proximité.
Le gouvernement fera des propositions "de court et moyen terme" pour les commerçants de proximité, qui souhaitent employer du personnel le 1er-mai, et les professions concernées seront reçues "à Matignon dès cette semaine", a déclaré lundi soir le Premier ministre Sébastien Lecornu, après l'abandon du vote du texte pour cette année 2026.
Le gouvernement souhaite un dialogue social approfondi avec les partenaires sociaux sur le périmètre des activités et commerces concernés par un travail le 1er Mai. Seul un dialogue de branche le permettra.
Ce dialogue social est indispensable sur les sujets importants…
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) April 13, 2026
"Le gouvernement souhaite un dialogue social approfondi avec les partenaires sociaux sur le périmètre des activités et commerces concernés par un travail le 1er-Mai. Seul un dialogue de branche le permettra", a-t-il écrit sur X peu après la décision de l'exécutif de ne pas faire avancer au Parlement un texte porté le chef de Renaissance Gabriel Attal visant à faciliter le travail le 1er-mai dans les commerces de proximité.
Gabriel Attal et Bruno Retailleau déplorent ce pas en arrière
"Les réformes sont possibles: dans le respect, et avec une méthode", a-t-il ajouté face aux critiques en immobilisme qui sont émises au sein du bloc central et à droite.
De son côté, Gabriel Attal a déploré la décision de l'exécutif de ne pas faire avancer le texte de loi, regrettant que le gouvernement n'ait "pas tenu ses engagements".
"Il faudra revenir sur les causes profondes de l'absurdité politique et technocratique de cette situation, et sur ce que ce débat dit des blocages qui entravent notre pays", a-t-il écrit sur X. "Ce texte n'était un texte contre personne, mais un texte pour la liberté, pour le travail, pour le pouvoir d'achat, pour nos artisans", a-t-il ajouté.
Même état d'esprit de la part du chef de file des Républicains, Bruno Retailleau. Selon lui, "une fois de plus, face aux pressions syndicales et de la gauche, l'exécutif recule". "La France a besoin de courage politique, pas de capitulations à répétition", a-t-il également raillé sur X.


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