Le président des Centristes et ancien ministre de la Défense Hervé Morin était l’invité de La Grande Interview sur Europe 1 et Cnews ce mercredi 13 mai. Il a notamment évoqué ses réticences face au projet de loi sur l'aide à mourir.
Au micro de Laurence Ferrari, Hervé Morin, président des Centristes et ancien ministre de la Défense, a exprimé son désaccord face au projet de loi d'aide à mourir, débattu en ce moment à l'Assemblée nationale et au Sénat. "Je ne voterai pas l'aide à mourir", a-t-il déclaré. L'ancien ministre de la Défense n'a pas toujours tenu cette position : "J'étais favorable au nom de la liberté. J'ai beaucoup lu et écouté et maintenant j'ai d'énormes doutes sur le sujet", explique-t-il.
"Plus on est pauvre, plus on fait appel à l'euthanasie"
Il s'interroge sur les contours de la loi : "La capacité de mettre fin à ces jours sur une affection grave en phase avancé mais ça s'arrête où et quand ? Et ça commence où ? Les pressions sociales, les pressions familiales, le fait que dans tous les pays où ça a été ouvert, on constate qu'il y a des différences absolument gigantesques en fonction de votre milieu social. Plus on est pauvre, plus on fait appel à l'euthanasie", détaille-t-il.
Il se positionne plutôt pour le renforcement des soins palliatifs : "On a le sentiment que cette loi a été votée parce qu'on n'a pas les moyen de pouvoir assurer des soins palliatifs dans tous les départements de France", conclut-il.


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