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Des étudiants internationaux ont raconté le calvaire qu’ils ont vécu pendant des mois dans leur ancien logement au 1333, rue South Park, qu'ils décrivent comme étant surpeuplé et infesté d'insectes nuisibles. Face au refus d'agir du propriétaire, ils s'en remettent au Service d'aide juridique de l'Université Dalhousie.
Un récent incendie dans un logement au huitième étage de cet édifice a aussi attiré l'attention des autorités.
Les problèmes dans l'appartement devenaient insurmontables. Je n'y arrivais plus, je ne pouvais plus rester là, a soufflé Maxwell Gallo-Will, ancien locataire de l’immeuble du 1333, rue South Park.
Pendant ses études, il dit avoir subi sept longs mois — de septembre 2024 à avril 2025 — dans un appartement de deux chambres, aménagé avec des matériaux de fortune pour entasser quatre occupants.
L’espace qui servait autrefois de salon avait été subdivisé à l’aide de portes en accordéon en plastique, tandis qu’une autre séparation consistait simplement en des draps suspendus faisant office de porte, a expliqué l’ancien locataire.

Dans un communiqué, le Service d'aide juridique de l'Université Dalhousie a partagé plusieurs photos pour dénoncer les logements surpeuplés et les installations de fortune, comme cette porte en accordéon qui sépare deux chambres dans l'immeuble 1333, rue South Park, à Halifax.
Photo : Aide juridique Dalhousie
Selon le recensement de 2021 de Statistique Canada, plus de 3,5 millions personnes vivent dans des logements de taille non convenable. En Nouvelle-Écosse, 61 770 personnes, soit 6,5 % de la population provinciale il y a cinq ans, se trouvaient dans une telle situation.
D'après les dernières données disponibles, 17,9 % des personnes en situation de pauvreté vivent dans des logements de taille non convenable , contre 9,7 % pour la population totale.
Infestations de nuisibles
Maxwell Gallo-Will et Jeonghyeon Lee, une autre ancienne locataire du 1333, rue South Park, se sont dits chanceux d’avoir eu au moins un peu d’intimité dans une vraie chambre, contrairement à leurs colocataires, qui ont dormi dans des espaces de fortune.
Ils ont tous deux fini par quitter leur logement pour fuir l’infestation d’insectes nuisibles.
La goutte d'eau qui a fait déborder le vase a été l'infestation continue de cafards, contre laquelle rien n'a été fait.
Oui, le pire, c’était l'infestation de cafards, de souris et de punaises de lit. Oh mon Dieu. Ça, c’était horrible, a ajouté Jeonghyeon Lee.
En mai dernier, Maxwell Gallo-Will a finalement décidé de porter plainte auprès des normes de construction municipales contre le propriétaire CAPREIT Apartments Inc., l'un des plus grands fournisseurs de logements au Canada. Il a aussi porté plainte contre Harrington Housing, une entreprise qui loue des logements dans des immeubles dans plusieurs villes au pays pour les relouer ensuite à des étudiants.
Le locataire demande le remboursement du dépôt de garantie d'un montant de 1280 $, ainsi que la restitution des frais de service de 200 $ perçus illégalement par le propriétaire, indique la plainte.
Dans sa plainte, Maxwell Gallo-Will exige aussi une réduction de loyer de 1632 $.
La somme totale réclamée par l’ancien locataire au propriétaire s’élève alors à 3112 $.
Personne n'a rien fait
Maxwell Gallo-Will et Jeonghyeon Lee disent avoir demandé au propriétaire de prendre des mesures à plusieurs reprises, en vain.
Personne n'a rien fait. Il n'y a eu aucun contact, aucun type de contrôle des nuisibles ou de service de désinsectisation ou quoi que ce soit. Et nous avons juste commencé à les voir partout dans l'appartement, même en plein milieu de la journée, a dit Maxwell Gallo-Will avec dégoût.
Le travailleur juridique communautaire Mark Culligan, qui porte la plainte, a affirmé vendredi que la location de chambres de fortune par Harrington Housing soulève de graves préoccupations.
En ce qui concerne ces chambres à coucher improvisées, cela soulève des problématiques en matière de sécurité incendie. Il est nécessaire que la municipalité et le service des incendies mènent une enquête sur cette affaire, soutient-il.
Harrington Housing n'a pas répondu à une demande de commentaires.
Dans un courriel envoyé vendredi, la conseillère municipale Laura Wright a indiqué que la municipalité avait pris connaissance des préoccupations soulevées concernant cette adresse et procédera à une inspection.
CAPREIT a indiqué par courriel qu'un logement du 1333, rue South Park où un incendie s'est déclaré le 25 juillet dernier n'était pas un logement en colocation. Le propriétaire a assuré n'avoir actuellement aucun contrat de location en cours avec Harrington Housing.
Je dirais que le bâtiment est inconfortable pour les locataires et que Harrington Housing ne vous montre pas la réalité de ses chambres tant qu'il n'est pas trop tard, a conclu Maxwell Gallo-Will.
Avec des renseignements de CBC


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