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DÉCRYPTAGE – Le titi de 20 ans sera en concurrence avec Fabián Ruiz au milieu de terrain et Achraf Hakimi à droite lors de la finale du 30 mai, à Budapest, face aux Gunners.
Indispensable hier, joker de luxe demain ? C’est peut-être la trajectoire qui attend Warren Zaïre-Emery, dont Luis Enrique n’a cessé de chanter les louanges tout au long de la saison. Le coach espagnol du PSG pourrait avoir le choix du roi lors de la finale de Ligue des champions face à Arsenal, samedi (18h), à Budapest. Pour la première fois de la saison, «Lucho» disposera en effet peut-être de l’intégralité de son effectif. Cela reste encore à confirmer, Ousmane Dembélé et Achraf Hakimi, récemment blessés, n’ayant pas participé à l’opposition au Campus, samedi. On scrutera avec attention les nouvelles en provenance de Poissy ce mardi, pour la reprise.
Warren Zaïre-Emery, lui, est opérationnel, pas de doute là-dessus. En fait, c’est l’un des rares qui l’a été quasiment tout le temps au cours de cette campagne si particulière, avec une pluie ininterrompue de blessures. Le titi de 20 ans a disputé 53 des 55 matchs du Paris Saint-Germain, pour un total de 4199 minutes. Le Parisien le plus utilisé cette saison, c’est lui. C’est en partie dû aux blessures de ses rivaux, Fabián Ruiz et Achraf Hakimi. Le reste, c’est le talent de «WZE», qui a su sortir d’une sale période, le premier coup de mou de sa jeune carrière, en retrouvant son «insouciance» et sa confiance.
C’est incroyable : il joue partout, il a la qualité individuelle, technique et physique.
Luis EnriqueQue ce soit au milieu ou à droite, le natif de Montreuil donne le change avec brio depuis de longs mois. Et ce n’est pas Luis Enrique qui dira le contraire. «On a souvent parlé de Warren. C’est vraiment ce que doit représenter un titi, non seulement pour ce qu’il fait sur le terrain mais aussi pour son comportement en dehors. C’est un privilège d’avoir un joueur comme lui. C’est incroyable : il joue partout, il a la qualité individuelle, technique et physique. C’est un vrai plaisir de l’entraîner. Il ne lui manque que de faire la conférence de presse à ma place, ce serait parfait. Il parle moins que moi», s’amusait le technicien des Asturies ces dernières semaines, en conférence de presse, décrivant «un exemple de ce que doit être un joueur professionnel».
Les 10 mêmes joueurs de champ qu’à Munich ?
Dans ces conditions, il semblerait logique d’imaginer Zaïre-Emery dans le 11 samedi, notamment au milieu, associé à Vitinha et João Neves. La prime au mérite, à la constance, à la régularité. Une évidence, même. Ou pas… Luis Enrique a souvent parlé «du 11 qui a débuté la dernière finale de Ligue des champions» en référence. Ou en ou tout cas des dix joueurs de champ qui avaient été alignés au coup d’envoi à Munich, contre l’Inter Milan (5-0), sachant que Gigio Donnarumma a été exfiltré à Manchester City l’été dernier.
S’il privilégiait son trio magique de la saison dernière, avec donc Fabián Ruiz au milieu, Warren Zaïre-Emery en ferait les frais et serait appelé à s’asseoir sur le banc au coup d’envoi. Rappelons que l’international espagnol n’a jamais démérité avant d’être mis au repos forcé suite à sa blessure au genou à Lisbonne, le 20 janvier. Trois mois loin des terrains pour l’ancien Napolitain. L’occasion pour «WZE» d’enchaîner les titularisations à son poste de prédilection après avoir pallié l’absence d’Achraf Hakimi à droite. Un poste qui convient parfaitement à ses qualités aussi, au point que certains imaginent le titi concurrencer Jules Koundé et Malo Gusto cet été, en équipe de France, lors de la Coupe du monde en Amérique (11 juin-19 juillet).
Si je ne joue pas, je suis à la disposition du groupe pour donner le meilleur de moi-même.
Warren Zaïre-EmeryUne chose est sûre : s’il devait prendre place sur le banc samedi, Zaïre-Emery pourrait l’avoir mauvaise et nourrir un fort sentiment de frustration. En effet, il ne pouvait pas faire plus afin de s’installer comme un «vrai» titulaire aux yeux de «Lucho». Régularité, puissance, intelligence… «Tant que je joue, je suis content. Si je ne joue pas, je suis à la disposition du groupe pour donner le meilleur de moi-même», assène l’intéressé, sous contrat jusqu’en 2029.
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Oui mais voilà : la vie est injuste et le sport de haut niveau, impitoyable. Ce sera à Luis Enrique de trancher, samedi prochain. Et l’Espagnol ne fera pas de cadeau. La nouvelle ne sera annoncée aux joueurs que dans les dernières heures avant le coup d’envoi. Suspense. D’ici là, les données du problème auront peut-être évolué. Absent depuis le match aller contre le Bayern (5-4), le 28 avril, Achraf Hakimi aura-t-il le rythme nécessaire et la capacité à jouer 90 minutes ? Il faudrait déjà qu’il reprenne l’entraînement collectif... C’est donc peut-être à droite que le titi débutera, comme ce fut le cas lors du match retour à Munich (1-1), avec une performance XXL à la clé. Premiers éléments de réponse ce mardi à la reprise de l’entraînement, à Poissy.
L’inconnue Hakimi
Dans tous les cas, Warren Zaïre-Emery sera sur le terrain de la Puskas Arena, à Budapest, tôt ou tard, pour ce match historique, le plus important de la saison, peut-être le plus important de l’histoire du club... en cas de succès. «Deuxième finale de C1 d’affilée ? C’est une fierté. On est conscients de ce qu’on a fait cette saison et celle d’avant, c’est incroyable, il ne faut pas le banaliser. On est prêts. On travaille dans une bonne ambiance, on a un bon groupe et on essaie de faire du mieux possible pour se préparer», martèle l’intéressé. Et d’ajouter : «L’objectif est très clair». C’est de gagner, encore.
Luis Enrique ne se bouchera pas le nez au moment de l’envoyer au front, au coup d’envoi… ou en seconde période, c’est très clair. Sauf à imaginer un Achraf Hakimi trop diminué pour figurer dans le 11 de départ, le technicien espagnol de 56 ans devra choisir entre la technique, l’intelligence et l’expérience de Fabián Ruiz et la fougue, la force et la capacité à percuter de Warren Zaïre-Emery au milieu de terrain. Choix difficile. Il n’y aura pas lieu de crier au scandale dans un cas ou l’autre. La concurrence, c’est ça.


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