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L’incident a eu lieu dimanche au nord de Naqoura, où se situe le quartier général de la Finul. Samedi matin, le chef d’état-major a été menacé par des armes israéliennes.
Passer la publicité Passer la publicitéDimanche, des tirs de l’armée israélienne sont tombés à «une quinzaine de mètres» de soldats français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), a appris ce mardi 31 mars Le Figaro, de source proche du dossier, confirmant une information de BFMTV . Parmi eux, figurait le chef de corps de la force de réaction rapide, composée d’un bataillon franco-finlandais. L’incident a eu lieu au nord de Naqoura, où se situe le quartier général. Ce n’est pas le premier incident à l’encontre de soldats français.
Le général Paul Sanzey - chef de l’état-major de la Finul, issu des chasseurs alpins - et son assistant ont été menacés samedi matin par des armes israéliennes à leur retour de Beyrouth. Au cours de ces derniers mois, l’armée israélienne a multiplié les opérations de harcèlement contre les Casques bleus de la Finul au Sud-Liban. Selon nos informations, samedi, un convoi de soldats français de la Finul a également fait l’objet d’un tir d’avertissement sur leurs véhicules blindés.
«La France condamne les graves incidents subis hier par le contingent français de la FINUL dans la zone de Naqoura», a commenté sur X Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères. Selon une source diplomatique, l’ambassadeur israélien s’est vu adresser un message de fermeté lundi.
Une source militaire confirme que «l’armée israélienne depuis le début de la guerre cherche à écarter la Finul». Selon celle-ci, «l’armée israélienne veut nous rendre silencieux et cherche à réduire beaucoup nos convois sur le terrain», obligeant la Finul à diviser par dix ses opérations depuis le début de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.
Ce mardi, à 16h, le Conseil de Sécurité des Nations unies se réunit en urgence à la demande de la France, à la suite de la mort de trois Casques bleus indonésiens ces deux derniers jours. Le premier militaire a été tué dimanche après un tir direct de char Merkava israélien contre «leur poste UNP 7-1», précise une source informée au Liban. Les informations ont été transmises à New-York, au siège des Nations unies ainsi qu’à Paris. Il n’y a aucun doute sur l’auteur des tirs estime cette même source.
Deux autres Casques bleus indonésiens sont morts lundi «par une explosion d’origine inconnue ayant détruit leur véhicule près de Bani Hayyan», rapporte la Finul. Il s’agirait d’un engin explosif improvisé, probablement posé par le Hezbollah devant viser des soldats israéliens. L’enquête de la Finul est en cours. «Ces derniers temps, le Hezbollah s’est montré de plus en plus agressif, désinhibé, battant la campagne avec leurs roquettes, au point que des soldats de la Finul sont tombés nez à nez avec des combattants de la milice chiite pro-iranienne», confie une source militaire au Liban.
Le Liban a été entraîné dans la guerre menée par Israël et les États-Unis après une attaque du Hezbollah le 2 mars dernier en représailles à la mort du Guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué par une frappe de la coalition. La Finul a été créée en 1978, à l’initiative de la France, pays historiquement proche du Liban. Depuis 2006, il est chargé de faire appliquer la résolution 1701 de l’ONU. Cette résolution, adoptée à l’époque en échange d’un cessez-le-feu, prévoit le désarmement de toutes les milices, et principalement celle du Hezbollah, entre le fleuve Litani (à 30 kilomètres) et le nord d’Israël. 15.000 casques bleus de la Force intérimaire de Nations unies au Liban (FINUL) avaient alors été déployés pour la faire appliquer.


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