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VIDÉO - Le réalisateur, invité du «Buzz TV», a déclaré vouloir faire barrage au parti fondé par Jean-Luc Mélenchon si celui-ci arrivait au second tour de l’élection présidentielle de 2027.
Passer la publicité Passer la publicitéFausse note, voici le titre du nouveau long-métrage réalisé par Alexandre Arcady dans lequel Benoît Poelvoorde endosse le rôle d’un chef d’orchestre de renommée internationale, tandis que Kad Merad incarne son plus grand admirateur. Le film arrivera en salles le 7 octobre prochain, une date chargée de sens pour le réalisateur. «Quand on me l’a proposé j’ai marqué un temps puis, après réflexion je me suis dit : “C’est un signe.” Et il y a une filiation au fond entre ce 7 octobre et Fausse note. Cela nous indique qu’il y a quand même quelque chose qu’il faut préserver dans nos quotidiens : se souvenir des choses pour pouvoir construire le meilleur», a-t-il expliqué sur le plateau du «Buzz TV» ce lundi. «Ça a été un choc terrible. Ça reste quand même une grande cicatrice», a-t-il ajouté concernant les attaques du Hamas en Israël le 7 octobre 2023.
Loin de se prétendre homme politique, le scénariste de 79 ans reconnaît toutefois avoir des «convictions» en vue de cette année présidentielle : «On est vraiment dans des situations qui par moments sont très compliquées. J’ai des convictions, évidemment, je les affirme à travers mon cinéma, à travers mes films, mais au moment de prendre la parole en disant :“Attention, allez aux urnes, il y a un risque que LFI arrive au pouvoir.” Là, je le ferai volontiers et sans problème».
Selon lui, le parti fondé par Jean-Luc Mélenchon serait un «vrai risque pour la démocratie, la France et notre communauté». «Et là, je prendrai parti, mais sans ambages», a-t-il précisé. Si le Rassemblement national devait, lui, accéder au second tour, le réalisateur n’appellerait cette fois pas au vote et prioriserait un «barrage à LFI avant tout». «J’espère qu’on ne sera pas à cette confrontation», a-t-il clarifié.
« On m’a proposé la direction des Jeunes Socialistes »
Alexandre Arcady n’en est pas à son premier engagement politique : il avait déjà soutenu à l’époque, François Mitterrand. Pourtant, le rôle de porte-parole ne l’a jamais vraiment tenté.«Quand j’ai été directeur du théâtre Jean Vilar à Suresnes, il y a très longtemps, on m’a proposé de prendre la direction des Jeunesses socialistes. Et j’ai regardé le maire qui m’a proposé ça, mais je lui ai dit :“ Non, moi, je veux faire du cinéma.” Et c’est Lionel Jospin qui a pris la direction des Jeunesses socialistes». Aucun regret pour le cinéaste, qui conclut avec enthousiasme : «Quel bonheur de faire du cinéma !»


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