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Lévis devient l’une des premières grandes villes du Québec à s'opposer au programme canadien de rachat d’armes à feu de style arme d’assaut, se joignant ainsi au mouvement de nombreuses petites municipalités.
Le maire Steven Blaney et les conseillers s'y sont opposés à majorité lors de la séance ordinaire du conseil municipal, mardi soir.
Les propriétaires d’armes à feu de style arme d’assaut avaient jusqu'à mardi pour profiter du programme canadien d’indemnisation, sans quoi ils devront remettre ce type d’armes d’ici le 30 octobre sans compensation monétaire.
Steven Blaney déplore que le Québec soit la seule province à souscrire au programme.

Les élus lévisiens s'opposent au programme canadien de rachat d’armes à feu de style arme d’assaut du gouvernement fédéral. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Frédéric Vigeant
L'ex-ministre fédéral de la Sécurité publique de 2013 à 2015 encourage aussi les autres paliers de gouvernement à investir les sommes prévues par le projet dans la lutte contre la violence urbaine.
Il faut rappeler que [ce programme] n'a pas d'impact sur la réduction de la violence urbaine et sur la criminalité. Lévis est une ville sécuritaire et on veut qu'elle le demeure. On veut que les sommes soient investies de façon judicieuse, a-t-il soutenu.
13 contre 3
Si la proposition a été adoptée à majorité, trois des quatre élus de Repensons Lévis, l’un des partis d’opposition, s'y sont opposés.
Je crois que nous pouvons critiquer certains aspects de ce programme fédéral : son coût, son ciblage, son efficacité, et ce, sans adopter une position si tranchée ni employer des termes qui dépassent notre rôle municipal, a martelé le conseiller du district Saint-Étienne, Anthony Dufour.

Anthony Dufour est le conseiller du district Saint-Étienne et l'un des représentants de Repensons Lévis.
Photo : Radio-Canada / Alexandre Bellemare
Ce dernier a souligné le manque de rigueur, de nuances et le ton institutionnel de la proposition. S’ajoutant à lui, Audrey Bédard et Isabelle Lefebvre ont souligné le manque d’informations et d’explications à propos de la démarche et des enjeux soulevés.
Si Éric Nadeau, quatrième élu de Repensons Lévis, a voté en faveur de la proposition, il y a toutefois apporté des amendements afin de nuancer certains aspects.


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