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Lévis opte pour le « statu quo » des redevances sur le développement

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L'administration Blaney « gardera le cap » et maintiendra sa surtaxe sur les nouvelles portes dans l'arrondissement de Desjardins et les secteurs de Saint-Nicolas et de Saint-Romuald, a confirmé le maire de Lévis, mardi.

Pour l'instant, à court terme, on garde le cap, tant que je n'ai pas eu de recommandations de la Commission [des finances et de l’administration]. On ne fait pas de changement de ce côté-là, a lancé Steven Blaney.

Il affirme que cette décision est notamment guidée par l’objectif de ne pas refiler la facture de la densification aux contribuables.

Un développement domiciliaire

Un développement domiciliaire est en cours dans le quartier des Pionniers, dans le secteur de Charny. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Alexandre Bellemare

Il ne revient pas aux citoyens d'assumer le coût du développement. C'est le principe qui va nous guider, a affirmé M. Blaney.

Présentée en juillet et adoptée en septembre 2025 par l’administration précédente, cette surtaxe sur les nouveaux développements peut atteindre jusqu’à 5390 dollars. Avec cette mesure, la Ville espérait générer 70 millions de dollars sur cinq ans.

Redevance selon les secteurs pour chaque unité d’habitation :

  • STEU de Desjardins – 2785 $
  • STEU de Saint-Nicolas – 5390 $
  • STEU de Saint-Romuald – 4140 $

Des STEU qui craquent

S’il juge minime le montant de cette redevance, il souhaite soulever toutes les pierres pour optimiser le coût des infrastructures en eaux usées. Selon le maire de Lévis, l’importante sollicitation des stations de traitement des eaux usées (STEU) sur le territoire commence à se faire sentir même dans les plus petits secteurs.

Que ce soit Saint-Jean, Saint-Étienne ou Breakeyville, à chaque fois qu'on a un nouveau projet, on sent que nos ingénieurs commencent à se tortiller sur leur chaise.

Rappelons que la STEU de Saint-Nicolas rejetait, en 2025, près de 25 % des eaux usées et que la STEU de Saint-Romuald est hautement sollicitée, même si cette dernière n’est pas touchée par le moratoire sur les nouvelles constructions en vigueur depuis novembre 2024.

Les installations extérieures.

La STEU de Desjardins ne répond plus aux normes et subira des travaux importants prochainement. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

On en approche [de la pleine capacité]. La pression démographique s'exerce sur l'ensemble du territoire. Il faut être vigilants pour les autres secteurs et on veut éviter de revivre les mêmes scénarios qu'on a vécus par le passé, a expliqué Steven Blaney.

Une réévaluation en cours

S’il était demeuré flou sur le maintien de cette mesure pendant la campagne électorale, Steven Blaney s’était donné quatre mois pour l’évaluer.

Après cinq mois en poste, il a repoussé cet échéancier et a mandaté la Commission des finances et de l’administration pour qu'elle se penche sur les effets d’une telle mesure. Il optera pour le statu quo jusqu’à nouvel ordre.

Je m’en remets à la Commission. Ce sera entre maintenant et le prochain budget que ces éléments-là seront soulevés. Pour l’instant, on n’a pas l’intention de la modifier, a-t-il soutenu.

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