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Alors que la guerre en Iran a fait bondir les prix de l’essence et des billets d’avion, les agences de voyages constatent que leurs clients mettent en œuvre différentes stratégies pour éviter de devoir payer une facture salée pour leur prochaine escapade.
Selon les experts du milieu, les voyageurs tentent de contourner la hausse des prix de différentes façons : certains réservent bien plus tôt que d’habitude, tandis que d’autres attendent à la dernière minute dans l’espoir que les prix diminuent.
La flambée des prix de l’énergie oblige les compagnies aériennes à dépenser davantage pour le kérosène, ce qui se répercute sur le prix des billets. Les automobilistes, pour leur part, subissent d’énormes hausses de prix à la pompe.
WestJet, Air Canada et Porter Airlines ont introduit des surcharges pour certains vols. Cela s’ajoute à des tarifs déjà plus élevés, qui ont commencé à grimper peu après le début de la guerre en Iran.
La directrice des communications chez Flight Centre Travel Group, Amra Durakovic, a constaté que certains voyageurs veulent faire leurs réservations plus tôt afin de s’assurer des prix et de la disponibilité.
« Les prix [du carburant] continuent de s’ajuster », a-t-elle noté, tout en ajoutant que la hausse des prix ne semble pas avoir fait diminuer la demande pour les voyages jusqu’à présent.
De son côté, le président de l’agence de voyages OST. travel, Jason Sarracini, a souligné que les prix des vols qui ne passent pas par le Moyen-Orient restent « assez stables ».
Les liaisons qui traversent cette région, comme les vols à destination des Philippines, de la Thaïlande ou d’autres pays d’Asie du Sud-Est, sont plus affectées.
M. Sarracini n’a pas constaté de ruée chez la plupart de ses clients pour réserver leurs voyages bien à l’avance. Ses clients ne se sont pas non plus précipités pour annuler leurs plans, à l’exception de certains voyages internationaux.
« Ce que nous constatons réellement, c’est une hésitation, a-t-il affirmé. Cela sème le doute dans l’esprit des consommateurs. »
Selon ce qu’il perçoit sur le terrain, plusieurs voyageurs se disent que, dans le pire des cas, ils resteront chez eux et ne voyageront pas, ou encore qu’ils resteront plus près de chez eux pour leurs vacances.
Nombreux facteurs
La hausse des prix s’ajoute au boycottage des voyages vers les États-Unis, ce qui incite davantage de Canadiens à passer leurs vacances près de chez eux — là où, en plus, ils se sentent en sécurité.
« La sécurité et les coûts vont en quelque sorte de pair en ce moment, compte tenu de tout ce qui se passe dans le monde », a mentionné M. Sarracini.
Mme Durakovic partage cet avis. Elle explique que les clients veulent un bon rapport qualité-prix et gardent à l’esprit l’enjeu de la sécurité. Les destinations soleil, l’Europe et les voyages intérieurs sont les choix les plus populaires en ce moment, a-t-elle souligné.
M. Sarracini pense que les prix devraient se stabiliser dans les prochaines semaines, à mesure que la plupart des compagnies aériennes vont conclure leurs contrats de carburant.
À son avis, cela permettra aux consommateurs « d’avoir une très bonne idée de ce qui est proposé et de pouvoir prendre une décision au cours des deux prochains mois ».


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