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Les travailleurs syndiqués ont voté en faveur d'un mandat de grève de 10 jours le 11 décembre. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jérémie Camirand
Publié à 16 h 40 HNEMis à jour à 17 h 58 HNE
La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.
La grève générale illimitée au Massif de Charlevoix risque de se prolonger alors que le syndicat a refusé, jeudi, la proposition d’arbitrage de l’employeur.
Dans un communiqué publié jeudi après-midi, le syndicat affirme vouloir un règlement négocié et refuse que les conditions de travail de ses membres soient dictées par un arbitre qui ne connaît ni la réalité du travail sur la montagne ni les conditions vécues par les salariés.
Le syndicat estime qu’une entente est toujours à portée de main à l’aide du conciliateur au dossier et accuse l’employeur de mettre beaucoup plus d’énergie pour entacher la réputation du syndicat et sauver son image corporative qu’à négocier.
Le président du Groupe Le Massif affirme quant à lui être estomaqué de constater le refus de l’arbitrage de la part des syndiqués. Claude Choquette estime que cette décision aura pour effet de mettre un terme à la saison alors que la grève dure depuis deux semaines.
Il y a de l’espoir. C’est faux de penser que la saison est finie. Ça, c’est vraiment négocier sur la place publique et c’est perdre un temps précieux. […] Il veut manipuler l’opinion publique contre les travailleurs.
L’employeur reproche au passage au syndicat de ne pas avoir soumis la proposition d’arbitrage à un vote des membres lors de l’assemblée générale convoquée jeudi matin. Le syndicat rétorque qu’il n’y avait aucun appétit de la part des membres pour cette solution.
Recours à des briseurs de grève?
Le syndicat reproche aussi à l’employeur d’avoir recours à des briseurs de grève pour permettre aux vacanciers du Club Med de skier sur la montagne.
Les remontées sont assurées en autobus plutôt que par les remontéées mécaniques. Le syndicat allègue que l’embauche de chauffeurs est illégale, puisqu’il a pour effet de remplacer le travail des employés habituellement responsables des remontées mécaniques.
La plainte du syndicat sera entendue par le Tribunal administratif du travail mardi prochain.


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