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Les tensions commerciales avec les États-Unis soulèvent des inquiétudes pour la francophonie canadienne, mais elles pourraient aussi être l’occasion de renforcer la place du français au pays. Selon le président du conseil d’administration de la Société de la francophonie manitobaine, les droits linguistiques ne doivent pas devenir une monnaie d’échange.
Derek Bentley dit avoir été particulièrement surpris d’entendre le français évoqué dans le contexte des négociations commerciales avec les États-Unis.
Selon lui, les messages envoyés par les gouvernements fédéral et manitobain, qui affirment que les droits linguistiques ne sont pas négociables, sont rassurants.
Mais le président de la SFM voit aussi une possibilité derrière cette crise : celle de rappeler que le français fait partie de l’identité canadienne, y compris pour les Canadiens qui ne parlent pas la langue.
Ça peut permettre d’ouvrir des discussions qu’on n’a peut-être pas eues assez souvent, estime-t-il.
Au Manitoba, il espère notamment que cette mobilisation permettra d’accélérer les efforts vers un Manitoba véritablement bilingue.
Pour Derek Bentley, cet objectif ne doit d’ailleurs pas être réservé aux francophones.
« Un Manitoba avec le français et l’anglais est une province qui est plus forte. »La SFM entend aussi mettre davantage en avant la contribution économique de la francophonie, en collaboration avec des organismes comme le CDEM et la FCFA.
Pour Derek Bentley, malgré l’incertitude économique actuelle, la réponse passe d’abord par la collaboration entre les acteurs francophones et par un soutien accru aux entreprises et aux communautés.


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