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DÉCRYPTAGE - Retour de l’inflation, interventionnisme américain, besoins colossaux de financement des États et des entreprises pour l’IA… La hausse des taux témoigne d’un changement de paradigme sur les marchés de crédit.
Passer la publicitéDimanche, à Tourcoing, Gérald Darmanin s’est remémoré ses années de ministre des Comptes publics du gouvernement d’Édouard Philippe. La France empruntait déjà beaucoup d’argent à l’époque - 250 milliards d’euros en 2019, 350 milliards en 2020 - mais elle le faisait à taux nuls, voire négatifs. Séquence nostalgie. « On nous payait pour nous prêter », a rappelé le garde des Sceaux.
Six ans plus tard, les taux à 10 ans français ont dépassé la barre des 4 %, pour la première fois depuis la crise financière de 2008. Ce n’est pas simplement une hausse des taux. C’est un changement de monde. Sur les marchés mondiaux de la dette, on constate des phénomènes qui ont été impensables pendant des années, voire pendant des décennies.
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Peser sur les taux d’intérêt à long terme
Premier fait : le Trésor américain intervient sur les marchés des taux et des changes. Début août, Scott Bessent, le ministre des Finances de Donald Trump, a annoncé des opérations pour soutenir le yen, appuyant ainsi les autorités nippones. Son objectif implicite…


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