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À l’approche des élections provinciales, le passé des candidats revient sous la loupe. Publications sur les réseaux sociaux, anciennes déclarations ou prises de position controversées : les squelettes dans le placard peuvent rapidement refaire surface.
Selon le spécialiste des communications et de la stratégie politique Emmanuel Choquette, cette pratique est loin d’être nouvelle, mais elle est aujourd’hui facilitée par l’accessibilité des contenus publiés en ligne. Je considère qu’à bien des égards, du moins, c’est souvent d’intérêt public.
Pour les partis politiques, déterrer ces informations peut notamment servir à fragiliser l’image d’un adversaire, mais aussi à mettre en doute le jugement d’un candidat et, par ricochet, celui de son parti, selon M. Choquette.
Toutefois, du côté journalistique, l’objectif est différent : il s’agit plutôt de permettre aux électeurs de mieux connaître les personnes qui sollicitent leur vote.
« L’objectif, bien sûr, c’est d’égratigner un peu l’image. L’image non seulement de la personne candidate, mais l’image du parti. Ça vient questionner non seulement [...] son éthique, son jugement dans certaines situations, mais aussi sa capacité de choisir des candidats et des candidates, sa capacité de vérifier la qualité de ses candidats et de ses candidats. »Emmanuel Choquette estime notamment que les anciennes positions d’un candidat peuvent aider à comprendre comment il pourrait agir une fois élu, plus précisément lorsque ces déclarations sont relativement récentes ou qu’elles ont été faites publiquement.


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