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On connaissait les fêtes techno, ou rave party en anglais. On découvre maintenant, et de plus en plus, les rassemblements mêlant bains nordiques et soirée dansante, que l’on appelle « sauna raves ».
Il s’agit de fêtes où les participants passent tour à tour par un bassin d’eau froide, un sauna chaud et un salon-bar, qui se transforme alors en piste de danse où l’on se trémousse avec insouciance tout en trinquant à la santé des uns et des autres.
On n'y consomme cependant que des boissons sans alcool. De plus, ce sont des sorties qui ont lieu plus tôt que l'heure à laquelle on se rendrait habituellement en boîte de nuit, soit de 19 h 30 à 21 h 30.
« Ces soirées au bord d’un sauna sont tellement différentes de tout ce que l’on peut faire d’autre », affirme la Calgarienne Miriam Rodriguez.
C'est quelque chose à la fois holistique, rafraîchissant et amusant. Bref, c’est un mélange parfait, ajoute-t-elle alors qu’elle participe à un événement réservé aux femmes au PRML, à Calgary.

Kaili Hu (à gauche) et Miriam Rodriguez (à droite) font partie des adeptes des soirées mêlant sauna et piste de danse.
Photo : Radio-Canada / Ina Sidhu/CBC
Des endroits pour sympathiser
Ce centre de thérapie par contraste, qui a ouvert ses portes en juin dernier, prévoit d'organiser chaque mois des sauna raves.
Kaili Hu, une adepte de ce type de soirée, explique qu’elle y participe pour la santé et le bien-être, et pour passer du temps entre filles.
Comme le précise Makina Labrecque, responsable marketing du centre PRML, ces soirées attirent particulièrement des hommes et des femmes de 30 à 45 ans. « Ce sont des gens qui souhaitent clairement se retrouver dans un espace consacré au bien-être, pour danser et faire tout ce qu'on ferait lors d'une fête techno, sauf boire. »
Nous créons [...] un lieu où l’on n’est pas obligé de manger ou de boire, mais où l’on peut simplement créer des liens.
Alan Jalasjaa, ambassadeur de l’association Sauna from Finland, souligne également l’importance des relations sociales qui se créent dans ces lieux.
Au lieu de rester chez soi et de profiter d’un sauna dans son jardin ou dans son sous-sol, on se rend désormais dans des saunas publics pour partager cet espace avec d’autres.
Harry Taylor est cofondateur d’Othership, un centre de bains nordiques qui compte deux établissements à Toronto et deux autres à New York. Tout en constatant que les soirées au sauna ont cette capacité naturelle de faire tomber [les] inhibitions, il ajoute que ce sont également des occasions pour tisser des liens réels, sincères et authentiques.
De plus, selon lui, ce sont des endroits où les gens se sentent en sécurité.

Harry Taylor est cofondateur d’Othership, un centre de bains nordiques qui compte deux établissements à Toronto et deux autres à New York.
Photo : Radio-Canada / CBC
Le phénomène gagne en popularité
Outre Calgary, le phénomène des soirées au bord d’un sauna fait également fureur dans d’autres grandes villes canadiennes, comme Toronto, notamment.
D’aucuns pensent même que ces soirées mêlant bien-être et ambiance festive seraient en passe de remplacer les sorties dans les pubs.
Jennifer Findlay, fondatrice de Core Essence, une agence spécialisée dans la conception et le conseil en matière de bien-être, note que le secteur est en plein essor.
Elle explique que les saunas revêtent aujourd’hui une importance particulière parce que de plus en plus de personnes se concentrent sur la performance et la récupération.
Les consommateurs [...] comprennent de mieux en mieux que la santé et le bien-être ne se limitent pas à aller à la salle de sport et à manger sainement, qu’il existe d’autres pratiques auxquelles on peut s’adonner pour favoriser la santé de son corps.

Des soirées sous le signe d'un esprit sain dans un corps sain gagnent en popularité au pays.
Photo : Radio-Canada / Mantai Chow/CBC
Pour sa part, Nina Hill, cofondatrice de l’Offline Wellness Club, à Calgary, explique la popularité de ces lieux par le fait qu’on peut y laisser son téléphone dans un casier et prendre 1 heure pour se déconnecter.
On monte un peu le volume de la musique et on crée une ambiance où les gens peuvent se rencontrer comme ils le faisaient autrefois dans un bar, mais cette fois-ci, c'est dans un sauna, et le lendemain, on se réveille en se sentant mille fois mieux.
Jennifer Findlay précise par ailleurs que, d’un point de vue commercial, les établissements proposant des saunas et des bains froids nécessitent moins d'espace, des coûts de démarrage moins élevés et moins de personnel que les spas traditionnels.
D’après un texte (nouvelle fenêtre) d’Ina Sidhu


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