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Les refus d’offrir un traitement contre la dépendance aux opioïdes dans certains CLSC doivent cesser, ont affirmé lundi Québec solidaire (QS) et le Parti libéral du Québec (PLQ). Selon eux, ces situations exposent les patients à des rechutes et aggravent la crise des surdoses.
« Quand on sait qu’au Québec, deux personnes meurent chaque jour d’une surdose, couper ou refuser l’accès à un traitement contre la dépendance, c’est gravissime. Un refus, c’est un refus de trop » a écrit l’élu solidaire Guillaume Cliche-Rivard, sur le réseau social Bluesky. De son côté, le député libéral Monsef Derraji a souligné sur X le que l’accès aux soins devait être une « priorité ».
Tous deux réagissaient à l’article du Devoirà propos du rapport annuel de la commissaire nationale aux plaintes et à la qualité des services de Santé Québec, Martine Gosselin. Elle y faisait état de problèmes dans l’administration du Sublocade, une thérapie de substitution pour la dépendance aux opioïdes qui consiste en une injection mensuelle.
Selon ce rapport, huit CLSC de différentes régions ont été identifiés comme « refusant systématiquement ce traitement, malgré des indications cliniques claires et des recommandations médicales favorables ». Ces situations ont parfois entraîné des délais de traitement ou des interruptions. Dans certains cas, des patients auraient fait des rechutes.
Pour expliquer ces refus, des CLSC ont invoqué un déficit de ressources, comme le manque de personnel avec la formation spécifique pour administrer le Sublocade. D’autres ont pointé l’absence de procédures bien définies pour la gestion et l’entreposage de ce médicament.
Le bureau de la commissaire indique qu’il est difficile de savoir depuis quand ces refus ont lieu. Le problème avait été observé avant l’entrée en fonction de Martine Gosselin, le 6 janvier 2025, mais n’a été porté à son attention qu’en avril.
Afin de corriger la situation, Santé Québec dit avoir envoyé une lettre au réseau l’automne dernier pour rappeler aux établissements qu’ils doivent donner accès au Sublocade. Depuis, le bureau de la commissaire n’a reçu aucune plainte, bien qu’un « cas isolé de difficulté de coordination » ait été signalé à Montréal.


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