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La condamnation à trois ans et demi de prison de l’ancien collaborateur de Canal+, pour « blanchiment d’argent » et « évasion fiscale », a été confirmée en appel, mardi 12 mai, par la justice tunisienne.

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Une manifestation en faveur de la libération du journaliste franco-tunisien Mourad Zeghidi, à Tunis, le 24 avril 2026. Une manifestation en faveur de la libération du journaliste franco-tunisien Mourad Zeghidi, à Tunis, le 24 avril 2026.

Deux ans presque jour pour jour après son arrestation, le 11 mai 2024, la justice tunisienne a confirmé en appel, mardi 12 mai, la condamnation à trois ans et demi de prison du journaliste franco-tunisien Mourad Zeghidi. Détenu dans la prison de Mornaguia, en banlieue de Tunis, il a été reconnu coupable, fin janvier, de « blanchiment d’argent » et d’« évasion fiscale », aux côtés du chroniqueur Borhen Bsaïes, interpellé le même jour que l’ancien collaborateur de Canal+.

« C’est le 731e jour de détention pour Mourad, cet acharnement judiciaire est devenu insupportable et invivable, a confié au Monde la sœur du journaliste, mardi soir depuis Tunis. Insupportable pour lui, pour sa famille, pour ses amis et ses soutiens, pour tout le pays face à une justice qui a perdu son indépendance. » Meriem Zeghidi Adda venait de prendre connaissance de la décision de la cour d’appel par la radio, le jugement ayant été prononcé en l’absence de la famille et des avocats, qui avaient plaidé quelques heures plus tôt. « Cela fait partie de la cruauté du système, personne ne nous regarde dans les yeux pour nous annoncer la décision, pour assumer son choix », a-t-elle insisté.

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