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Un lampadaire qui éclaire votre chambre depuis la rue, un néon du magasin en bas de chez vous qui diffuse un halo rose sur votre lit... Et si ces lumières artificielles nocturnes, même faibles, étaient des facteurs de risque de maladies cardiovasculaires ?
La question pourrait paraître incongrue. De nouveaux travaux scientifiques dont les résultats viennent d'être présentés lors des réunions scientifiques de l'American Heart Association (AHA) montrent pourtant qu'elle est loin d'être absurde.
Ceux-ci viennent en effet de démontrer que des niveaux plus élevés de lumière artificielle nocturne sont associés à une augmentation de l'activité cérébrale liée au stress, à une inflammation des artères et à un risque plus élevé de maladies cardiaques.
Près de 500 volontaires enrôlés
Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs du Massachusetts General Hospital de la Harvard Medical School de Boston ont recruté 466 hommes et femmes qui ne souffraient pas de maladie cardiaque ni de cancer au début de l'étude. Âgés de 55 ans en moyenne, ils ont tous passé un examen d'imagerie cérébrale combinant PET-scan et tomodensitométrie.
Objectif : étudier l'anatomie détaillée de leur cerveau et l'activité métabolique des tissus neuronaux afin de mesurer, en un seul examen, l'activité cérébrale liée au stress et l'inflammation artérielle. On sait en effet que le stress et l'inflammation sont des facteurs de risque de crise cardiaque (infarctus) et d'accident vasculaire cérébral (AVC).
Pour mesurer les conditions d'éclairage dans chacune des maisons où les participants avaient dormi (pollution lumineuse nocturne), les auteurs ont utilisé les données du radiomètre imageur infrarouge visible Day/Night Band embarqué à bord du satellite Suomi National Polar-orbiting Partnership. Ce système a fourni des estimations très localisées de la luminosité au niveau du sol sur la base des données satellitaires (excluant la lumière des étoiles et de la lune).
Trop de lumière tue
Au bout de 10 ans, 17 % des participants avaient développé des problèmes cardiovasculaires majeurs.
Ce que montrent les calculs des chercheurs ? Les personnes exposées à des niveaux plus élevés de lumière artificielle la nuit présentaient une activité cérébrale liée au stress plus importante, une inflammation des vaisseaux sanguins et un risque plus élevé d'événements cardiaques majeurs.
Plus l'exposition à la lumière artificielle nocturne des participants augmentait, plus leur risque de développer une maladie cardiaque augmentait et ce, même quand on tenait compte des facteurs de risque traditionnels (pollution sonore, statut socio-économique, etc.).
Chaque écart type d'éclairage supplémentaire était associé à une augmentation de 35 % du risque de crise cardiaque au cours des cinq années suivantes et à une augmentation de 22 % du risque au cours des dix années suivantes.
Cet effet néfaste de la lumière artificielle était encore plus marqué chez ceux qui vivaient dans des environnements bruyants (circulation de voitures par exemple) ou socialement défavorisés.
Masque de nuit, rideaux occultants, suppression des veilleuses… Il existe de nombreux moyens de dormir dans l’obscurité totale. © New Africa, Adobe Stock
L’exposition à la lumière artificielle excessive, un enjeu de santé publique
« Nous avons constaté une relation presque linéaire entre la lumière nocturne et les maladies cardiaques : plus l'exposition à la lumière nocturne est importante, plus le risque est élevé, explique le Dr Shady Abohashem, un des auteurs de l'étude. Même une augmentation modeste de la lumière nocturne était associée à un stress plus important pour le cerveau et les artères. Lorsque le cerveau perçoit un stress, il active des signaux qui peuvent déclencher une réponse immunitaire et enflammer les vaisseaux sanguins. Au fil du temps, ce processus peut contribuer au durcissement des artères et augmenter le risque de crise cardiaque et d’accident vasculaire cérébral. »
Ces travaux n'ont pas encore fait l'objet d'une publication dans une revue à comité de lecture. Cependant, ils confirment d'autres travaux menés sur le sujet montrant que le fait de ne pas pouvoir dormir dans une vraie obscurité est mauvais pour la santé. Ces nouveaux résultats s'ajoutent aux preuves suggérant que la réduction de l'exposition à une lumière artificielle excessive la nuit est un enjeu de santé publique.
Mieux se protéger de la pollution lumineuse nocturne
Alors, comment faire si vous vivez dans un environnement où il existe une pollution nocturne, comme c'est souvent le cas dans les villes ?
D'abord, informez votre mairie et tentez d'inciter les services techniques à réduire les éclairages extérieurs inutiles ou à adopter des systèmes de capteurs de mouvement.
Chez vous, fermez bien vos volets et, si ce n'est pas suffisant, installez des rideaux occultants ou utilisez un masque pour dormir. Veillez également à supprimer les écrans, les loupiotes des appareils électroniques et à calfeutrer les interstices par lesquels la lumière extérieure pourrait passer.


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