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Un peu plus de trois mois après les élections législatives néerlandaises anticipées, les partis libéral-progressiste D66, les libéraux du VVD et l'Appel chrétien-démocrate (CDA) ont annoncé avoir trouvé un accord pour former un gouvernement minoritaire de centre-droit. Ils ne disposent ensemble que de 66 des 150 sièges de la Chambre basse du Parlement néerlandais. Au Sénat, ils ne totalisent que 22 sièges sur 75.
Les dirigeants des trois formations se sont réunis jeudi et vendredi au domaine De Zwaluwenberg à Hilversum. La formule du gouvernement minoritaire s'est imposée en raison de plusieurs exclusives. La cheffe du VVD, Dilan Yesilgoz, a réaffirmé à plusieurs reprises son refus d'une large coalition centriste incluant l'alliance de gauche sociale-démocrate/verte GroenLinks-PvdA – les grands perdants du scrutin.
De son côté, le chef de D66, Rob Jetten, vainqueur surprise des élections, ne voulaient pas entendre parler d'une alliance avec le parti populiste de droite JA21. "J'ai clairement indiqué à mes collègues que je ne pense pas qu'une combinaison de ces trois partis avec JA21 soit judicieuse à l'heure actuelle, compte tenu de tout ce qui doit être fait", a déclaré Rob Jetten, pressenti pour devenir le ministre-président du prochain gouvernement. "Les autres options n'ayant pas changé, cette coalition entre trois partis reste donc une option logique pour nous".
Une rareté, mais pas une première
Ce choix d'un cabinet minoritaire n'est pas une première aux Pays-Bas mais n'en reste pas moins inhabituel. Il obligera le futur gouvernement à rechercher des majorités au cas par cas pour chaque projet de loi auprès des partis d'opposition.
Geert Wilders était moins fiable qu'espéréLa dernière expérience d'un gouvernement minoritaire aux Pays-Bas, avait été tentée en 2010 par le premier exécutif dirigé par le libéral Mark Rutte, qui ne pouvait s'appuyer que sur 52 élus. Composé du VVD et du CDA, il bénéficiait du "soutien tacite" du parti d'extrême droite PVV de Geert Wilders. Mais il était tombé après un an et demi, lorsque le PVV, qui s'était pourtant engagé à appuyer le gouvernement su des questions économiques, avait refusé de voter un budget de rigueur.
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