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Le mot « décentralisation » a été prononcé à de nombreuses reprises devant un peu plus de 130 élus réunis à l’occasion du deuxième Rendez-vous des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent, organisé par la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent (TREMBSL).
Le président de la TREMBSL, Bruno Paradis, reste prudent et souligne qu'on entend les mêmes promesses avant et pendant chaque campagne électorale.
Depuis les deux dernières décennies, les bottines n'ont jamais suivi les babines.
Il affirme que les municipalités se retrouvent souvent face à des orientations qui viennent du gouvernement central, avec un mode d'emploi complet et des moyens qui, souvent, ne correspondent pas à la réalité des régions.

Bruno Paradis, président de la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent et maire de Price.
Photo : Radio-Canada / Veronique Duval
Ça fait en sorte qu'on doit adapter nos réalités à des programmes qui ont souvent été réfléchis à Québec et à Montréal, dans une tour à bureaux, déplore-t-il.
Il indique que les municipalités sont financièrement au pied du mur et que leurs responsabilités n'ont jamais été aussi grandes.
Je pense qu'il y a un contexte favorable à ce genre de décentralisation qui est souhaitée depuis longtemps, estime M. Paradis.

Maïté Blanchette Vézina au deuxième Rendez-vous des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent.
Photo : Radio-Canada / Veronique Duval
Un chef, un co-porte-parole, un ministre et deux députés
La députée du Parti conservateur du Québec dans Rimouski, Maïté Blanchette Vézina, a ouvert la série d’allocutions en indiquant que son parti souhaite décentraliser les décisions et créer des redevances d’exploitation des ressources naturelles pour financer les priorités établies par les régions.

Le co-porte-parole masculin de Québec solidaire, Sol Zanetti.
Photo : Radio-Canada / Veronique Duval
Elle a été suivie par le co-porte-parole masculin de Québec solidaire, Sol Zanetti, dont le parti compte s’appuyer sur l’indépendance du Québec et sur l’imposition des grandes fortunes pour donner aux municipalités les moyens d’accomplir leurs responsabilités et de répondre à leurs besoins.
Marie-Claude Nichols, députée de Vaudreuil, représentait la voix du Parti libéral du Québec. Elle a indiqué que son parti veut en finir avec les solutions uniformes pour tout le Québec. Elle affirme que les régions ne seront pas considérées comme des extensions administratives d'un gouvernement libéral.

Marie-Claude Nichols, députée du Parti libéral dans la circonscription de Vaudreuil.
Photo : Radio-Canada / Veronique Duval
Le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a profité de son passage à Rivière-du-Loup pour annoncer la candidature à l'investiture d'Ariane Boyer dans la circonscription de Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques et pour présenter lui-même les priorités de son parti à l'intention du Bas-Saint-Laurent.
Il a réitéré qu’un Québec indépendant donnerait à chaque région les moyens d’atteindre ses objectifs et que son parti a démontré à travers l’histoire qu’il était le parti des régions, et ce, depuis René Lévesque.

Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois.
Photo : Radio-Canada / Veronique Duval
Enfin, la Coalition avenir Québec (CAQ), quant à elle, avait dépêché Mathieu Lévesque, député de Chapleau et nouveau ministre délégué aux Régions, qui s’est empressé de faire la promotion du nouveau Conseil des régions, créé mardi par la nouvelle première ministre du Québec, comme vecteur de solutions rapides, concrètes et surtout très efficaces pour les régions.

Mathieu Lévesque, député de Chapleau et ministre délégué aux Régions.
Photo : Radio-Canada / Veronique Duval
Redécoupage électoral
Maïté Blanchette Vézina a été questionnée sur sa position dans le dossier du redécoupage électoral en marge de la rencontre des élus.
Elle craint qu'une intervention de l'Assemblée nationale sans commission indépendante soit le théâtre de négociations partisanes qui n'ont pas leur place dans ce processus.

Sans intervention législative à l'Assemblée nationale, les circonscriptions de Gaspé et de Bonaventure seront fusionnées et la MRC de la Haute-Gaspésie sera annexée au comté de Matane-Matapédia. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Elle rappelle qu'une motion a été adoptée à l'unanimité par tous les partis pour accorder un statut d'exception à la Gaspésie en vue des prochaines élections et que Québec devrait aller dans ce sens.
C'est important de ne pas rejouer dans ce film-là dans trois ans, quatre ans. À mon avis, il faut revoir les critères [de découpage], c'est la base, mais en date d'aujourd'hui, les partis ne s'entendent pas, a-t-elle affirmé. Je pense que c'est le statut d'exception qui va faire qu'on ne sera pas dans le même psychodrame dans trois ans, a-t-elle conclu.
La Cour suprême a tranché mercredi en faveur du redécoupage de la carte électorale provinciale proposée par la Commission électorale du Québec.
Ce redécoupage prévoit la suppression de deux circonscriptions : l'une à Montréal, l'autre en Gaspésie.


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