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GRÈVE. À l’instar de leurs milliers de collègues à travers le Québec, plusieurs travailleurs d’organismes communautaires de la MRC de Drummond ont choisi de se faire entendre en joignant le mouvement «Le communautaire à boutte». Du 23 mars au 2 avril, ils seront en grève pour dénoncer le sous-financement chronique du milieu et exiger des investissements structurants de la part du gouvernement.
Concrètement, les travailleurs réclament une indexation et un rehaussement significatif récurrent du financement à la mission inscrits de façon durable dans les budgets gouvernementaux.
À l’automne dernier, une centaine d’organismes de la région et d’ailleurs ont participé à une première semaine de grève, marquant un tournant pour le milieu communautaire.
«Ce que nous vivons n’est pas isolé. On constate tous les jours que les groupes communautaires partagent la même réalité, fait savoir Caroline Chartier, co-porte-parole du mouvement, par voie de communiqué. Oui, c’est difficile de fermer des services indispensables et précieux pendant deux semaines pour se faire entendre. Mais si rien ne change, des fermetures définitives vont se multiplier. Il est là le vrai risque.»
Sans financement stable et adéquat, la capacité d’agir des organismes est compromise, eux qui jouent un rôle essentiel dans le maintien du filet social et répondent à des besoins croissants.
«Nous demandons au gouvernement du Québec de prendre des engagements financiers clairs et durables. Nous invitons également tous les partis politiques à prendre position publiquement et à préciser leurs engagements envers le milieu communautaire», lance Sophie Tétrault-Martel, co-porte-parole.
Une mobilisation qui s’étend partout
Pendant les deux semaines du mouvement, plusieurs activités de mobilisation sont organisées à Drummondville. Le tout débutera par une conférence et un rassemblement le lundi 23 mars. Les travailleurs se réuniront à nouveau le lendemain pour dresser une ligne de piquetage. Les journées suivantes seront consacrées à des activités spécifiques dans chacun des organismes puis à un flash mob. Une journée de mobilisation est également prévue le 27 mars à Trois-Rivières. Puis, des rassemblements seront organisés au marché public les 30 et 31 mars ainsi que le 1er avril. La mobilisation culminera le 2 avril à Québec, devant l’Assemblée nationale, où des milliers de travailleurs se rassembleront pour interpeller directement les décideurs.
«Ça fait des semaines que nous constatons que la classe politique manque clairement de considération envers le travail des groupes communautaires. Combien de groupes devons-nous encore mobiliser? Doit-on toujours prendre la rue au Québec pour être pris au sérieux et entamer des discussions officielles avec les représentants du gouvernement?» s’interroge en terminant Mathieu Gélinas, co-porte-parole du mouvement.


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