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Les nouveaux arrivants étaient à l'honneur à l'occasion du jour du Drapeau québécois, à Sherbrooke. Parmi eux, une quarantaine d’étudiants en francisation étaient sur place. La Société nationale de l'Estrie a tenu à les inclure dans ses célébrations.
La question de l'immigration fait couler de plus en plus d'encre au Québec, notamment avec la fin du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), remplacé par le Programme de sélection des travailleurs qualifiés, et les compressions en francisation.
Au Centre d’éducation populaire de l’Estrie, la responsable de la francisation affirme que la fermeture de certaines classes à augmenter l'achalandage dans celles qui sont demeurées ouvertes. C'est un défi de gestion.
Ça devient compliqué dans la mesure où plusieurs portes se sont fermées [même si] on offre de la francisation à temps complet, il y a encore du financement pour ça, dit-elle.
Ce qu’elle souhaite, c’est que l’immigration soit davantage humanisée. Et une journée comme celle-ci permet d'inclure ces nouveaux arrivants.

Shabana et Parwiz Ahmadi sont arrivés au Canada il y a un an et demi.
Photo : Radio-Canada / Laurence Trahan
Parwiz et Shabana Ahmadi sont frère et sœur. Ils sont arrivés d'Inde, endroit où ils étaient réfugiés d'Afghanistan, il y a un peu plus d'un an. Ils sont tous deux résidents permanents du Canada.
C'est bien ici, parce qu'il y a beaucoup d'opportunités pour étudier la langue française. Il y a beaucoup de services, comme les policiers, les ambulances, l'hôpital, il y a beaucoup de parcs, souligne Parwiz.
Quand je suis arrivée ici, c'était comme "Wow! J'aime le Québec!", raconte Shabana. J'ai visité Toronto aussi, mais ici, j'aime beaucoup la culture, l'histoire, le peuple, et tout.
Je me souviens du premier jour où j'étais ici, je ne parlais aucun français, je ne pouvais pas dire "bonjour". Les gens étaient très accueillants, très gentils, très patients.
Parwiz et Shabana disent avoir l'intention de poursuivre leurs études après leur parcours en francisation. Parwiz voudrait travailler en mécanique et Shabana voudrait terminer ses études secondaires.
Ce qu'en pensent les élus
On a accueilli beaucoup de gens avec plaisir, mais il faut reconnaître la capacité d'accueil et d'intégration, autant pour nous, mais d'abord pour ceux qu'on accueille. Si on n'est pas capable de les intégrer et de les accueillir correctement, on nuit aux nouveaux arrivants puis on n'aide pas le Québec, a affirmé le député caquiste de Richmond, André Bachand.
Il n'y a jamais rien de parfait, mais par contre, il y a une volonté de vouloir prendre soin de nos nouveaux arrivants et ceux qui veulent contribuer à la société québécoise, a ajouté quant à elle Geneviève Hébert, la députée de Saint-François.
Jusqu'à maintenant, l'approche de la CAQ en immigration, c'était le moins possible de personnes immigrantes au Québec. C'était de les utiliser comme boucs émissaires. J'ai bien hâte de voir, avec la course à la chefferie qui se dessine, est-ce qu'ils vont changer d'approche? Il y a encore beaucoup de difficulté d'avoir accès à de la francisation, croit la députée solidaire, Christine Labrie.
La Société nationale de l'Estrie commémore le drapeau depuis une dizaine d'années. Elle a décidé d’inclure les nouveaux arrivants il y a environ trois ans.


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