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Le Nouveau Parti démocratique (NPD) est renvoyé dans l'opposition après son importante défaite aux élections provinciales, samedi, en Colombie-Britannique. Le parti va devoir se trouver un nouveau leader et se reconstruire, alors qu'il était au pouvoir depuis neuf ans.
Avec chaque défaite vient un examen de conscience. Le NPD provincial connaît bien cette réalité, lui qui n'a remporté les élections et formé le gouvernement que six fois depuis 1961.
Maintenant de nouveau dans l'opposition, le parti doit panser ses plaies, comprendre pourquoi il a perdu, et se réorganiser pour sa nouvelle fonction.

Selon les résultats préliminaires, le NPD a perdu 19 circonscriptions aux élections provinciales de 2026 par rapport à celles 2024.
Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK
La première étape sera la nomination d'un chef intérimaire du NPD, à la suite de la démission de David Eby samedi soir, et l'organisation d'une course à la chefferie. Le parti n'a pas encore communiqué d'information à ce sujet.
J'ai dû dire au revoir à beaucoup de collègues que je respecte vraiment.
L'ex-ministre de la Justice, Niki Sharma, est l'une des rescapées de ces élections provinciales. Elle a été réélue dans sa circonscription de Vancouver-Hastings.
Le parti a perdu quelques ténors
Avec 28 élus ou en avance, au lieu des 47 circonscriptions détenues au moment du déclenchement de ces élections anticipées, le NPD a perdu bon nombre de candidats, dont des poids lourds.
Plusieurs candidats vedettes, anciens ministres, ne reviendront pas siéger à Victoria, comme Jagrup Brar, Jessie Sunner, Rick Glumac, Jodie Wickens, Anne Kang, Terry Yung et Lisa Beare.
Il va falloir que le parti reconnecte avec sa base.
Le NPD va aussi devoir comprendre pourquoi il a perdu, si l'on exclut les votes par correspondance, pas encore comptés, près de 230 000 votes par rapport à 2024. Ces voix ne sont sans doute pas toutes allées aux conservateurs, qui auraient perdu, eux, plus de 20 000 votes, comparativement à 2024.
Reconstruire le parti
La reconstruction risque d'être d'abord un débat sur l'identité du NPD, explique Lauren Touchant, professeure d’études politiques à l’Université de l’île de Vancouver. Il ne suffira pas de changer de chef ou d'améliorer les communications : le parti devra comprendre pourquoi une partie de son électorat ne se reconnaît plus dans ses décisions et dans son discours.

Les partisans du NPD n'étaient pas nombreux à suivre la soirée électorale samedi soir au quartier général du parti.
Photo : The Canadian Press / DARRYL DYCK
Et c'est là où le choix du nouveau leader sera important, selon Lauren Touchant : La question n'est pas seulement de savoir qui peut le mieux attaquer Lorne Doerkson. Il faut choisir une personne capable de reconstruire une solution de rechange politique crédible, de défendre les acquis du NPD et de proposer des changements là où le bilan gouvernemental a été insuffisant.
Parmi les raisons pour lesquelles les électeurs néo-démocrates auraient boudé le parti, il y a, selon le ministre de l'Énergie et des Solutions climatiques sortant, Adrian Dix, la question du déclenchement de ces élections anticipées, alors que le NPD aurait pu continuer de gouverner jusqu'en 2028.
Cette défaite est immensément décevante.
Cela a été une erreur de déclencher ces élections, reconnaît-il. Pendant la campagne, nous n'avons pas réussi à dépasser le débat sur le déclenchement et de parler d'autres enjeux. David Eby en a assumé la responsabilité.
Revenir plus forts
Adrian Dix garde cependant espoir et parle déjà des prochaines élections. Pour nous, ça va être une période de réflexion, mais il faut quand même nous relever et être l'opposition. Je me souviens bien qu'en 2001, quand on a perdu toutes les circonscriptions sauf deux, on a regagné nos espoirs, on a presque gagné en 2005, et je pense que c'est tout à fait possible cette fois-ci.


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