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Le gouvernement du Nouveau-Brunswick lance une consultation du public au sujet du salaire minimum, fixé depuis le 1er avril à 15,90 $ l’heure.
C’est la première consultation publique à ce sujet depuis 10 ans, selon Fredericton, qui invite les entreprises, les organismes et les travailleurs à lui soumettre leurs commentaires d’ici le 9 octobre.
Je ne soulignerai jamais assez à quel point il est important que les gens prennent le temps de participer, affirme la ministre responsable du Travail, Alyson Townsend, citée dans un communiqué.
Le Front commun pour la justice sociale, qui milite de longue date pour l’augmentation du salaire minimum, invite aussi les travailleurs à se faire entendre.
J’espère que les gens vont prendre avantage de cette opportunité-là, affirme la trésorière du Front commun, Chantal Landry, au cours d’une entrevue accordée jeudi à l’émission La matinale, d’ICI Acadie.
Des questions pour alimenter la discussion
Le gouvernement propose plusieurs questions au public dans le cadre de la consultation. Les questions portent, par exemple, sur la méthode de révision annuelle du salaire minimum, sur l’augmentation de 25 ¢ l’heure entrée en vigueur en avril, sur le taux minimum des heures supplémentaires, si le salaire minimum répond aux besoins essentiels, etc.

Chantal Landry, trésorière du Front commun pour la justice sociale du Nouveau-Brunswick. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani
Le salaire minimum est révisé chaque année en fonction de l’indice des prix à la consommation dans l’ensemble de la province, publié par Statistique Canada. Le Front commun suggère de tenir compte d’autres facteurs également.
Quand on regarde un salaire viable, un revenu viable, c’est évident que, par région, il y a des différences. Ce n’est pas qu’on dit qu’il devrait y avoir des différences du salaire minimum par région, mais tu vois que c’est un impact économique régional, non juste la province. [...] Il faut vraiment prendre ça en considération aussi, recommande Chantal Landry.
Le Front commun suggère aussi d’évaluer l’idée d’établir un revenu de base garanti dans la province.
On pense, surtout au Front commun, que tout devrait être sur la table, que tout le monde doit être assis autour de la table pour trouver des solutions dépendamment de la situation des gens, mais qu’à la base, oui, on devrait offrir aux gens une vie digne, explique Mme Landry.
La pauvreté ne devrait pas exister.
Les gens peuvent participer à la consultation publique en remplissant un formulaire sur le site Internet du gouvernement provincial, ou en envoyant un courriel à l’adresse [email protected] ou en téléphonant au 1-844-453-4155.


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