NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
POLITIQUE. L’année 2025 du député de Drummond, Martin Champoux, à Ottawa, a permis quelques gains, offert de nouvelles responsabilités, mais a aussi été source de déceptions et même de frustrations.
Suivant les élections du 28 avril, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a nommé Martin Champoux président du caucus national, une première pour lui.
«Je ne m’attendais pas à ce que mon chef me donne cette responsabilité, témoigne M. Champoux. Je réalise que ça comprend beaucoup d’ouvrage dans un caucus de 22 députés. C’est aussi un rôle de leadership au sein du parti. Nous sommes trois officiers; la leader parlementaire, Christine Normandin, le whip en chef, Yves Perron, et moi-même. On forme une équipe serrée, très engagée et très soudée. C’est une tâche que je découvre encore et que j’apprécie énormément. C’est une belle marque de confiance.»
Cette nomination survenait à la conclusion d’un début d’année très mouvementé en politique fédérale. Rappelons que 2025 a commencé avec l’annonce de la démission du premier ministre Justin Trudeau et l’investiture du président des États-Unis, Donald Trump, qui, à lui seul, allait changer totalement la relation entre son pays et le Canada. S’en sont suivi l’élection de Mark Carney comme chef libéral et les élections fédérales.
«Les cinq premiers mois de l’année ont été chargés. L’arrivée de Donald Trump a bousillé le portrait politique canadien. Ça a eu une incidence et une influence sur les élections. D’abord sur son contenu, mais aussi sur les résultats. Ça a été un début d’année extrêmement mouvementé», se remémore le député.
Déceptions
À la Chambre des communes cet automne, le député du Bloc québécois a été déçu du budget déposé par le gouvernement libéral. Il rappelle que les six demandes de son parti sont demeurées sans réponse lors de cet exercice.
«C’est un budget qui, normalement, devrait avoir déçu tous les Québécois. C’était une déception pour tous ceux qui ont des valeurs progressives, environnementales et la culture à cœur. Il y a des oubliés dans ce budget qui auraient dû être des priorités. Il y a aussi les déceptions accumulées et successives de ne pas voir la promesse de Mark Carney, soit de conclure des ententes pour les tarifs et de renégocier avec les Américains un nouvel accord de libre-échange. Il n’y a rien de ce que Mark Carney a promis pour se faire élire qui s’est réalisé», critique M. Champoux.
À cela s’ajoute l’abandon de la taxe sur les services numériques par les Libéraux dans un objectif de faciliter les négociations avec les États-Unis.
«Cette taxe avait le potentiel de rapporter jusqu’à 1,3 milliard de dollars par année. Des sommes qui auraient pu facilement, comme le proposait le Bloc, soutenir nos médias et notre culture. Ça n’a rien donné dans les négociations. Il n’y a rien qui a donné quoique ce soit dans tout ce que ce gouvernement nous a promis. On commence 2026 avec absolument aucune lueur d’espoir qui permettrait de croire que les choses seront différentes cette année», dénonce-t-il.
Dans les conditions actuelles, Martin Champoux estime qu’on ne peut plus rien tenir pour acquis avec la présente administration à la Maison-Blanche. «Il faut se mettre en tête que ce président est complètement imprévisible. Il faut se gouverner de sorte qu’on se protège et se prémunisse à toutes éventualités», avance le député du Bloc québécois.
Dossiers chauds
Le député de Drummond témoigne d’un «drôle de climat» à Ottawa, lui qui estime que le gouvernement actuel gère le pays comme s’il dirigeait une grande entreprise. «Notre travail, comme opposition, est de rappeler au gouvernement qu’il a des intérêts et des juridictions à respecter, que le Québec a des valeurs souvent différentes de celles du reste du Canada.»
Néanmoins, il rappelle les gains obtenus par son parti concernant la protection de la gestion de l’offre ainsi que sur le discours haineux et l’exception religieuse.
«Cette exception, qui se trouve dans le Code criminel, permettrait de justifier des propos haineux ou des appels à la haine ou au meurtre même en le prétextant sous ses convictions religieuses. C’est une défense qui existe actuellement et le Bloc québécois a réussi à obtenir qu’elle soit retirée du Code criminel. Pour nous, c’est inacceptable que ça existe, surtout dans une société qui s’est affranchie de l’emprise de la religion», exprime Martin Champoux.
Également membre du comité permanent du patrimoine canadien, M. Champoux partage y réaliser des études qu’il trouve très intéressantes, mais qui passent sous le radar.
«Nous terminons une étude sur les effets des médias sociaux et des influenceurs sur les enfants et les adolescents. Dans celle-ci, il y a des éléments qui portent à réflexion et ce sont des réflexions qu’on devrait tous avoir en tant que société. Il y a beaucoup de questions à se poser. C’est quelque chose qui me tient beaucoup à cœur, mais qui n’intéresse peut-être pas tout le monde pour l’instant», explique-t-il.
Parmi les dossiers que le député de Drummond suivra de près se trouve la contestation de la loi 21 du gouvernement du Québec par le gouvernement du Canada. Il dit avoir hâte de connaître les résultats des travaux de la Cour suprême du Canada en mars.
«Le gouvernement fédéral a décidé de contester l’utilisation de la clause dérogatoire, que le Québec et les autres provinces utilisent très régulièrement. Ce sera intéressant de voir comment ces arguments s’articuleront devant la Cour suprême. Le Bloc québécois est aux premières loges et le suivra de très près. Il n’est pas question qu’on laisse le fédéral s’attaquer au droit du Québec de protéger sa langue et ses valeurs. On a des outils pour le faire et ce n’est pas vrai qu’on va laisser le fédéral en retirer un qui est essentiel», argumente M. Champoux.
Martin Champoux souligne que la clause dérogatoire est un outil essentiel pour arriver à cette fin. Il critique le fait qu’elle soit contestée au moment où le Québec s’en sert pour protéger sa langue et sa culture alors qu’elle figure à la constitution de 1982 et est utilisée partout au pays.
À lire également : Martin Champoux se tient occupé dans Drummond


4 month_ago
34



























.jpg)






French (CA)