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Les violences du week-end en France font la une de nombreux médias asiatiques, du Japon à la Corée du Sud. Au-delà des images, certains journaux et responsables politiques s’en servent pour alimenter leurs propres débats sur les finances publiques ou l’immigration.
Publié le 19/10/2026 11:10
Temps de lecture : 2min
Un édito issu du "Chosun Ilbo" en Corée du Sud (CAPTURE D'ECRAN INERNET)
La crise en France est suivie dans le monde entier. Lundi 19 octobre, dans tous les pays d’Asie, les médias reviennent largement sur le week-end de violences en France et affichent les images de destruction les plus spectaculaires : la mairie de Limoges en feu, les affrontements avec la police à Paris ou encore les pillages à Marseille. Ces scènes tournent sur les télévisions, les sites des radios et des journaux, ainsi que sur les réseaux sociaux.
Au Japon, la crise française était ainsi le premier sujet ce matin sur Yahoo News Japan, le plus gros agrégateur d’informations du pays. Elle passe même devant un scandale politique local et un important accident de la route. Même constat en Corée du Sud, où le Chosun Ilbo, grand quotidien conservateur du pays, lui consacre une très large couverture. Les événements sont également suivis en Thaïlande, en Malaisie et en Indonésie. En Chine, en revanche, le Quotidien du Peuple, contrôlé par le Parti communiste, n’en assure qu’une couverture minimaliste : les médias du régime hésitent toujours à parler des manifestations populaires dans d’autres pays. D’autres médias en ligne sont un peu plus diserts. En une du site Toutiao, par exemple, un article explique que toute la France est en feu.
Au-delà du récit des événements, certains médias asiatiques cherchent à tirer des leçons de la crise française pour leur propre pays. Le Chosun Ilbo publie ainsi un long éditorial expliquant que la Corée du Sud doit apprendre des erreurs de la France. Son titre : "La France montre l’avenir à une Corée accro aux largesses financières". Pour le journal, la grosse erreur des gouvernements français est de ne pas avoir su tenir les comptes publics et d’avoir préféré faire des chèques lors des crises plutôt que de lancer les réformes indispensables.
Au Japon, ce sont les élus du Sanseito, parti xénophobe, qui se servent de la crise française pour pousser leurs arguments. Sur les réseaux sociaux, ils établissent un lien direct entre les émeutes et la politique migratoire française. La sénatrice Mizuho Umemura explique ainsi sur X que les événements du week-end montrent, selon elle, que le Japon ne devrait pas s’ouvrir aux étrangers comme l’ont fait les pays européens.
Reste désormais à mesurer les conséquences de ces images sur le tourisme. Il faudra attendre les prochains jours pour savoir si des voyageurs asiatiques annulent ou reportent leurs séjours en France. Mais certains gouvernements ont déjà réagi : la Malaisie vient de demander à ses ressortissants d’envisager de reporter leur voyage vers la France s’ils ne s’y rendent pas pour des motifs essentiels.
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