NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Quelques semaines après les crues meurtrières qui ont frappé le Népal et le Tibet, faisant plus de 1.300 victimes, un nouveau rapport met en évidence l'ampleur des risques liés aux transformations rapides des chaînes himalayennes. Les glaciers perdent désormais de la masse à un rythme 65% plus rapide qu'il y a dix ans, précise l'étude du cabinet de conseil international Systemiq, spécialisé dans le développement durable.
Aujourd'hui, seuls 21 des quelque 40.000 glaciers de la région de l'Himalaya-Karakoram sont surveillés en continu, alertent les experts. À mesure que les glaciers reculent, ils peuvent laisser derrière eux des lacs d'eau de fonte retenus par des dépôts de roches et de glace, souvent instables. Le problème ne s'arrête toutefois pas aux glaciers. En parallèle, le réchauffement climatique déstabilise le pergélisol –le sol gelé en permanence sur une grande profondeur– et les pentes de haute montagne. Conséquence: le risque de catastrophes augmente, en témoignent les inondations meurtrières du 26 août dernier.
NEWSLETTER
Recevez le meilleur de Slate directement dans votre boîte mail.
→
L'Inde est particulièrement concernée: environ 18% de son territoire se situe dans l'Himalaya. Le pays est touché par 35% des catastrophes de ces dernières décennies, rappelle le rapport. New Delhi a déjà recensé 56 lacs glaciaires «à très haut risque» en 2025, sur 189 analysés.
En Asie du Sud, l'Himalaya joue un rôle crucial dans l'approvisionnement en eau: un vaste réseau hydrographique alimente les fleuves qui subviennent aux besoins de centaines de millions de personnes. Mais ces ressources ne sont pas inépuisables: le pic hydrique –moment où le débit de la fonte glaciaire atteint son maximum avant de diminuer durablement– devrait être atteint vers 2050 dans la plupart des bassins fluviaux de l'Himalaya.
20% du PIB indien dépend de l'eau des glaciers
«L'Himalaya est le troisième pôle, souligne l'économiste Nicholas Stern, de la London School of Economics. Contrairement à l'Arctique ou à l'Antarctique, ce pôle abrite des centaines de millions de personnes.» Les experts attribuent à l'eau de l'Himalaya environ 20% du PIB indien: l'or bleu soutient l'agriculture (blé, riz, thé), l'hydroélectricité et le tourisme (notamment à travers les nombreux pèlerinages organisés dans les montagnes). Le dépassement du pic hydrique aura des conséquences majeures sur l'économie de la deuxième puissance démographique mondiale.
Environ un tiers de la fonte des glaciers himalayens est due au carbone noir, qui provient notamment des fours à briques utilisés dans les villages des plaines. La suie déposée sur la neige et la glace absorbe davantage de rayonnement solaire, ce qui accélère la fonte. À la différence du réchauffement global, il est possible d'agir directement sur cette source de pollution, notamment en utilisant de l'électroménager plus durable.
«L'Himalaya approche d'un point de basculement, avec des millions de vies et de moyens de subsistance en jeu», alerte Arushi Chopra, directrice de Systemiq et autrice principale du rapport.
Dans leurs conclusions, les chercheurs proposent plusieurs mesures de transition: réduction des émissions de carbone noir, renforcement de la surveillance des glaciers, mise en place de systèmes d'alerte précoce en cas de catastrophe et développement d'un tourisme de montagne plus durable.
«Les glaciers reculent, le pergélisol et les versants de haute montagne deviennent de plus en plus instables, et les communautés ainsi que les infrastructures en aval sont confrontées à des risques croissants liés à des aléas complexes et en cascade», conclut Pema Gyamtsho, directeur du Centre international pour le développement intégré des montagnes. Avant d'ajouter que de tels dangers «ne respectent pas les frontières nationales, et aucun pays ne peut y faire face seul».




























.jpg)






French (CA)