«En période d’incertitude, ne pas investir immédiatement constitue aussi une décision d’investissement.» A 62 ans, Philippe parle en investisseur aguerri. Cet architecte de formation, aujourd’hui directeur du renouvellement urbain chez Logirep, possède déjà plusieurs appartements à Paris et s’est constitué au fil des années un généreux portefeuille immobilier. Il envisagerait encore d’acheter pour louer, mais avec davantage de prudence. Les taux, la fiscalité, l’encadrement des loyers ou encore le coût de travaux futurs entrent désormais plus lourdement dans ses calculs.
«Investir dans l’immobilier suppose de s’engager sur une longue durée, avec des capitaux importants et, dans mon cas, le recours au crédit. Je peux accepter une part de risque, mais beaucoup moins l’incertitude permanente sur les règles du jeu.» Philippe ne se dit pas inquiet pour la pierre elle-même. Ce qui le retient davantage, c’est la difficulté de savoir dans quel cadre fiscal, réglementaire et économique son investissement devra évoluer.


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