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On savait que le secteur allait mal, on savait que ces entreprises-là étaient en difficulté, mais on ne s’attendait pas aux annonces de fermeture qui ont eu lieu, déplore d’entrée de jeu Daniel Cloutier, le directeur de la branche québécoise du syndicat Unifor, qui représente notamment les 120 travailleurs de Bestar qui risquent de perdre leur emploi jeudi.
Ses membres, raconte-t-il, ont réagi très négativement à ces annonces.
Vous savez, c’est des milieux de travail qui sont implantés : 86 ans dans le cas de South Shore, 75 ans dans le cas de Bestar. On a des membres là-dedans qui travaillent depuis 30 ans, 40 ans, 20 ans, 25 ans. Donc, c’est excessivement difficile et déstabilisant de perdre son emploi après toutes ces années, explique Daniel Cloutier.
« Maintenant, comme c’est l’ensemble du secteur qui va mal aussi, bien ça soulève plein de questions, de se dire : "Où est-ce que je vais être capable de réutiliser mes compétences?" »Daniel Cloutier ne se dit pas optimiste quant à une relance de Bestar. Il assure que le syndicat sera présent pour accompagner les travailleurs.
Même si dans certains cas, il est trop tard, le président d’Unifor a bon espoir que des actions du gouvernement pourraient être bénéfiques à l’industrie du meuble : des tarifs sur les meubles provenant du marché asiatique, un meilleur support aux PME et la modernisation des régimes forestiers dans le grand réseau de la foresterie et de la transformation du bois.


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