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Dans le Massacussets, Lindsay Clancy a étranglé ses trois enfants, Cora, 5 ans, Dawson, 3 ans, Callan, 8 mois.
Au lieu de pleurer ces enfants, à son arrivée au tribunal de Plymouth, plusieurs centaines de femmes toutes habillées en rose lui ont adressé applaudissements, cris d’encouragement et gestes affectueux au passage de son véhicule.
Des panneaux étaient brandis sur lesquels on pouvait lire « elle est comme moi ». Comment ces femmes pourront-elles regarder leurs propres enfants en rentrant à la maison ?
Qu’on ne lui jette pas de pierres et qu’on ne lui crache pas dessus, très bien. C’est une pauvre femme. Il faut être un peu dérangée pour attendre d’avoir trois enfants avant de découvrir qu’on déteste les enfants.
Mais accueillir Lindsay Clancy comme une victime, pire, une vedette, non.
Combien de femmes fragiles vont la prendre comme modèle et étrangler leurs enfants ? Le risque existe avec ce monde à l’envers. Combien de femmes vont trouver tout à coup que c’est trop dur d’élever un enfant, avec le coût de la vie qui augmente sans arrêt et les aides qui baissent (surtout pour les Français de souche) ? Les problèmes de logement ? Avec l’insécurité galopante et le harcèlement scolaire ?
Certes Lindsay Clancy avait des circonstances atténuantes, ayant fait une grosse dépression post-partum. Certes son mari n’a pas dû être très présent, on n’en parle pas.
Certes les féministes ont voulu dans cette manifestation promouvoir aux USA les soins aux femmes dépressives après la naissance, dénoncer les carences du système de soins américain, aborder la question des troubles psychiatriques. Là-dessus, elles avaient raison. Mais elles ont vilainement dérapé en applaudissant.
Il faut appliquer l’impératif catégorique de Kant : si une action ne peut pas être érigée en principe pour tous, alors elle est mauvaise.
Or on ne peut pas étrangler tous les jeunes enfants, ce serait – vraiment – la fin du monde. Il n’y aurait plus personne sur terre.
Les féministes américaines sont en pleine régression. Bientôt on n’aura plus le droit d’avoir des enfants.
Ou alors il faudra demander une permission en triple exemplaire, sur papier glacé, après avoir passé les examens ad hoc, concernant l’argent disponible des parents (élevé car on n’a plus le droit d’amuser les enfants avec des bouts de ficelle de nos jours, il faut des jeux électroniques chers), leur niveau d’intelligence et de soumission à la doxa, d’opposition à « l’estrème droate », et par les temps qui courent, qui sait, l’autorisation de la maléfique Union européenne…
Ou alors va-t-on revenir aux périodes antiques dans lesquelles, par exemple en Grèce ou à Rome, les enfants nés vivants dont on ne voulait pas étaient « exposés » c’est-à-dire abandonnés à la campagne, devenant la proie des prédateurs en tous genres, loups, coyotes, animaux sauvages, etc. ?
Autrefois, en France, pour la grande majorité des familles, l’enfant était le bienvenu, sauf rares exceptions bien sûr. C’était un bras de plus pour le travail de la terre, un héritier pour les biens, les entreprises. Une intelligence à développer, une promesse. Une compagnie. Une certitude pour les uns et les autres de ne pas tomber dans la solitude.
L’enfant était considéré comme une merveille de chaque instant. À part les moments où il fallait lui donner une fessée pour quelque bêtise, ce dont chacun gardait un bon souvenir, et qu’on racontait avec indulgence aux repas de famille.
Mère Teresa disait que dans les bidonvilles de Calcutta, où les gens n’ont rien, une naissance était toujours une richesse.
Cela permettait à Victor Hugo d’écrire : « Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit à grands cris ». Et aujourd’hui, on applaudirait les infanticides ?
Toutes les inquiétudes sont permises aujourd’hui car ce qui se produit aux USA arrive souvent par la suite en France, par effet de mode.
Notre natalité est déjà au plus bas. Après avoir encouragé par tous moyens l’avortement, après avoir décrété qu’aider une femme à ne pas avorter était un délit, allons-nous maintenant applaudir les infanticides qui restent, il faut le dire, un crime en droit pénal français ?
Allons-nous par ces applaudissements mal raisonnés faire perdre aux hommes et aux femmes en âge de procréer le désir d’avoir des enfants ?
C’est vraiment le suicide occidental.
Sophie Durand




























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