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Ces manœuvres annuelles, qui devaient initialement durer onze jours, ont commencé lundi. Le locataire de la Maison Blanche a annoncé, dimanche, réduire la participation américaine à ces opérations, qui adressaient selon lui « un signal totalement inapproprié et hostile » à la Corée du Nord.
Des soldats de l’armée américaine mènent un exercice sur une rivière à Yeoncheon (Corée du Sud), près de la frontière avec la Corée du Nord, le 18 août 2026. Les exercices militaires annuels conjoints menés par Séoul et Washington qui ont commencé lundi seront écourtés de six jours et s’achèveront vendredi, a annoncé, mercredi 19 août, l’armée sud-coréenne, après que le président américain Donald Trump a émis des réserves à leur égard.
« Nous avons décidé d’ajuster la durée de l’exercice UFS pour qu’il se déroule du 17 au 21 » août, a déclaré mercredi l’état-major interarmées sud-coréen dans un communiqué, au sujet de cette opération annuelle baptisée « Ulchi Freedom Shield », qui devait initialement durer onze jours, jusqu’au 27 août.
Le Pentagone a assuré, à la suite de cette annonce, que les « objectifs » de ces exercices militaires étaient « préservés ». « Ces ajustements préservent les objectifs essentiels en matière de préparation et d’entraînement. Il n’y aura aucune réduction des objectifs d’entraînement américains », a déclaré un responsable du Pentagone dans un communiqué.
Donald Trump avait pris son allié historique Séoul de court, dimanche, en qualifiant ces exercices de « coûteux » et estimant qu’ils adressaient « un signal totalement inapproprié et hostile » à la Corée du Nord. Le dirigeant américain avait également invoqué sa « très bonne relation » avec le leader nord-coréen Kim Jong-un pour justifier cette réduction « considérable » de la participation des Etats-Unis aux manœuvres annuelles, faute d’avoir pu les annuler car il était trop tard.
« Préserver les vies quotidiennes de la population »
L’objectif fondamental n’est pourtant pas de « traiter une entité spécifique comme un adversaire mais de préserver, en sécurité et en paix, les vies quotidiennes de la population », avait affirmé mardi le président sud-coréen Lee Jae-myung, cité par ses services.
Juste avant l’annonce de la réduction de leur durée, l’agence de presse officielle de la Corée du Nord a dénoncé mercredi ces exercices, sans faire mention de l’assouplissement voulu par Donald Trump. « Nous userons de notre droit à l’autodéfense pour neutraliser les menaces militaires de forces hostiles par une action transparente », a affirmé le titre d’un commentaire publié par KCNA, ajoutant que ces opérations « posent la menace la plus immédiate et la plus franche » à la Corée du Nord ainsi qu’à la « sécurité régionale ».
Ces exercices mobilisent en principe 18 000 militaires sud-coréens ainsi que des effectifs issus du contingent américain de 28 500 hommes présent en Corée du Sud. Lancés lundi, ils sont placés le signe de l’expérience acquise par les forces nord-coréennes aux côtés des Russes dans la guerre contre l’Ukraine.
La Corée du Nord avait procédé à des essais de missiles à l’approche de ces manœuvres annuelles.
Le Monde avec AFP


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